Le Grand plan d’industrialisation des villages du Sénégal et de l’Afrique à l’horizon 2030 : une vision pour une Afrique souveraine, industrialisée et innovante

L’industrialisation des villages, des communes, des départements et des régions du Sénégal et de l’Afrique constitue l’un des plus grands projets de développement économique, scientifique, technologique et social du continent africain. Elle représente un levier fondamental pour la création de millions d’emplois, la transformation locale des matières premières, la réduction des importations, le renforcement de la souveraineté alimentaire, pharmaceutique, énergétique, numérique et industrielle ainsi que le développement harmonieux des territoires. L’Afrique dispose d’immenses richesses naturelles et humaines qu’elle doit désormais transformer localement afin de bâtir des économies prospères, innovantes et compétitives à l’échelle mondiale.

Afin d’atteindre cet objectif ambitieux, nous devons créer dans tous les départements du Sénégal et des Etats africains des usines agroalimentaires, des usines de transformation du cacao, du café, du lait, des pommes de terre, des patates douces, du manioc, des ignames, de la farine, du maïs, du mil, du sorgho, des lentilles, des petits pois, du navet, du riz, de l’arachide, du sésame, de la banane, de la tomate, de l’oignon, du melon, des fruits tropicaux, du sucre, du sel, du chocolat, de la mayonnaise, du beurre, du fromage, des raffineries d’huile de palme, d’huile d’arachide et d’huile de tournesol, des usines de beurre de karité et de beurre de cacao, des usines de conservation de la viande, du poisson, des mandarines, des betteraves, des choux, des courges, des aubergines, des usines de jus naturels et de boissons non gazeuses naturelles, des usines de jus d’ananas, de pamplemousse, de grenade, de moringa, de pain de singe (baobab), d’anacarde, de mangue, de pomme, de tamarin, de bissap rouge et blanc, de gingembre, de baobab, de corossol, de papaye, de néré, de pastèque, de melon, d’avocat, de coco, d’orange et de citron, des usines de séchage industriel du poisson, des usines de matériels agricoles modernes, de tracteurs agricoles, de moissonneuses-batteuses, de systèmes d’irrigation intelligents, d’engrais chimiques et biologiques ainsi que des usines de pesticides biologiques.

Nous devons également mettre sur pied des raffineries de pétrole, d’or, de bauxite, de cuivre, de phosphate, de fer et de lithium, des usines de transformation du cobalt, des usines sidérurgiques, des usines d’aluminium, des usines de fabrication de batteries industrielles et au lithium, des usines de biogaz, de méthane et d’hydrogène, des usines de fabrication de panneaux solaires photovoltaïques, d’éoliennes industrielles, de turbines industrielles et à gaz, des usines de recyclage des déchets industriels et des batteries électriques, des usines de dessalement d’eau, de fabrication de compteurs intelligents, des industries chimiques fines et lourdes, des usines de plastiques industriels avancés ainsi que des usines spécialisées dans les matériaux innovants destinés à la construction.

Le développement du continent nécessite également la création d’usines de ciment, de briques industrielles, de verre, de peinture, de plastique, de matériaux de construction, de céramiques, de carreaux industriels, de bois industriel, d’aluminium, de nickel, d’inox, de câbles électriques, de matériaux préfabriqués, de plomberie et sanitaires, de baignoires, de lavabos, de bouteilles, de bouteilles de gaz, de becs pour bouteilles de gaz, de miroirs, de ventilateurs électriques et solaires, de lampes torches, de lampadaires solaires, de chauffe-eau, de climatiseurs, de réfrigérateurs, de congélateurs, de machines à laver, de marmites, d’assiettes, de saladiers, de tasses fabriquées dans toutes les matières, de seaux, de bassines, de pots domestiques, de balais industriels et domestiques, de moustiquaires, de mouchoirs jetables, de raclettes et de parapluies.

L’Afrique doit également devenir une grande puissance numérique et technologique grâce à des usines d’assemblage d’ordinateurs, de fabrication d’ordinateurs africains, de téléphones portables, de smartphones, de tablettes numériques, de semi-conducteurs, de microprocesseurs, de puces électroniques, de cartes mémoires, de clés Usb, de cartes mères d’ordinateurs, de serveurs informatiques, d’écrans Lcd et Oled, de fibre optique, de caméras professionnelles, d’appareils photographiques numériques, de composants électroniques destinés aux automobiles intelligentes, de satellites africains, de supercalculateurs africains, de robots industriels, de robots humanoïdes, de dispositifs électroniques médicaux de nouvelle génération, de systèmes intelligents industriels, de systèmes intelligents pour les villes durables, de technologies destinées à l’agriculture intelligente, de composants destinés aux satellites africains, aux supercalculateurs africains et à l’industrie spatiale africaine ainsi que des usines spécialisées dans les nanotechnologies industrielles, les biotechnologies avancées et les technologies quantiques.

Notre vision industrielle doit également inclure des usines textiles, de chaussures, de sacs, de vêtements africains, de tissus de toutes sortes, de pochettes, de sacs à main, de cartables, de bodys, de slips, de pantalons, de soutien-gorge, de sous-vêtements, de cheveux naturels et d’extensions capillaires, de boîtes et coffrets à bijoux, de boucles d’oreilles, de montres, de lunettes, de crayons scolaires, de fournitures scolaires, de mobilier scolaire, de cahiers, de protège-cahiers, de stylos, de fils industriels à aiguilles, d’aiguilles industrielles, de chaises anglaises, de chaises turques et de mobilier moderne africain.

L’Afrique doit également développer une importante industrie cosmétique et pharmaceutique grâce à des usines pharmaceutiques africaines, de fabrication de vaccins, de médicaments innovants, de matériel médical, d’équipements hospitaliers lourds, d’Irm, de scanners médicaux, de laboratoires biomédicaux, de prothèses dentaires, de béquilles, de seringues, de gants médicaux, d’ambulances, de biotechnologies médicales, de lingettes, de peignes pour cheveux, de peignes pour greffage, de rouges à lèvres, d’huiles capillaires, de crèmes capillaires, de produits de gommage, de shampoings, de démêlants capillaires, de gels fixateurs, de mascaras, de couches pour bébés, de serviettes hygiéniques, de crayons de beauté, d’huiles parfumées, de parfums, de gels de douche, d’eaux de Cologne, de pâtes dentifrices, de brosses à dents, de poudres pour visage et pour bébé, de laits corporels, de fonds de teint, de démaquillants, de dissolvants pour cosmétiques, de crèmes dépilatoires, de vernis à ongles, de savons naturels, de détergents, de lessives et de produits cosmétiques naturels.

Le continent africain doit enfin devenir une grande puissance industrielle dans les domaines des transports, de l’aéronautique, du spatial, du maritime et de la défense grâce à des usines de fabrication de voitures, de voitures électriques africaines, de motos, de vélos, de bus électriques, de pièces automobiles, de pneus, de machines industrielles, de locomotives modernes, de métros modernes, de trains à grande vitesse, de rails ferroviaires, d’avions commerciaux, d’hélicoptères civils modernes, de moteurs d’avions, de drones civils, agricoles, de surveillance et militaires avancés, de véhicules blindés, de chars modernes, d’avions de combat, de radars militaires avancés, de systèmes antimissiles, de systèmes électroniques de défense, de radios sécurisées, de missiles balistiques, de navires commerciaux, de porte-conteneurs géants, de sous-marins, de navires militaires lourds, de conteneurs maritimes, de grues industrielles, d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques, de machines textiles industrielles, de machines minières modernes, d’emballages alimentaires biodégradables, d’instruments scientifiques de laboratoire, de matériels pédagogiques scientifiques ainsi que d’équipements destinés aux centrales électriques et aux industries robotiques avancées.

Ce Grand plan d’industrialisation du Sénégal et de l’Afrique à l’horizon 2030 repose ainsi sur la création de plus de deux cent cinquante catégories d’usines et d’industries stratégiques réparties dans l’ensemble des territoires africains. Il permettra de créer des millions d’emplois directs et indirects, de favoriser le développement des villages et des régions de l’intérieur, de promouvoir l’innovation scientifique et technologique, de renforcer la souveraineté économique et industrielle du continent et de faire émerger une Afrique prospère, industrialisée, compétitive et tournée vers l’avenir au bénéfice des générations présentes et futures.

L’industrialisation du Sénégal et de l’Afrique ne saurait être complète sans le développement d’industries stratégiques complémentaires destinées à accompagner les grandes transformations économiques, scientifiques, technologiques et environnementales du continent. Ces industries constituent un pilier essentiel du développement durable et permettront au continent africain de renforcer son autonomie industrielle, de créer des millions d’emplois qualifiés et de développer une expertise technologique de haut niveau au service des populations africaines.

Afin de consolider ce Grand plan d’industrialisation, nous devons créer dans tous les départements du Sénégal et des Etats africains des usines de surgelés de pommes de terre, de patates douces, de manioc et d’ignames, des usines de fabrication de biscuits, de sardines, de corned-beef, de saucissons et de boissons naturelles africaines destinées à promouvoir les richesses gastronomiques du continent et à renforcer la souveraineté alimentaire africaine. Ces industries permettront de réduire les pertes post-récoltes, d’améliorer la conservation des produits agricoles et halieutiques et de développer des filières agroalimentaires compétitives sur les marchés nationaux et internationaux.

L’Afrique doit également investir massivement dans les industries numériques et technologiques avancées grâce à la création d’usines de fabrication de centres serveurs informatiques, de câbles sous-marins de télécommunications, de composants électroniques avancés, d’équipements destinés à l’Intelligence artificielle, de composants électroniques spécialisés pour les technologies émergentes ainsi que des usines destinées au développement des infrastructures numériques africaines de demain. Ces industries contribueront à l’émergence d’une économie numérique africaine performante et souveraine capable de relever les défis technologiques du XXIᵉ siècle.

Notre continent doit également développer une puissante industrie des biens ménagers et des équipements domestiques grâce à des usines de fabrication de couteaux, de fourchettes, de cuillères, de louches, de peignoirs, de sèche-cheveux, de boucleur, de lisseurs pour cheveux ainsi que des usines d’aspirateurs domestiques et industriels destinées à répondre aux besoins croissants des ménages africains tout en favorisant l’émergence d’un tissu industriel local performant.

Le développement scientifique et technologique de l’Afrique nécessite également la création d’usines spécialisées dans la fabrication de microscopes électroniques de haute précision, de panneaux de verre intelligents, de machines-outils industrielles, d’équipements destinés aux centres de recherche scientifique, de composants destinés aux technologies quantiques ainsi que des industries spécialisées dans les équipements scientifiques et technologiques avancés. Ces infrastructures industrielles contribueront au renforcement des capacités de recherche et d’innovation des universités, des laboratoires et des centres scientifiques africains.

L’Afrique doit également devenir une puissance spatiale et technologique grâce à la création d’usines de fabrication de fusées spatiales africaines, de composants destinés aux fusées spatiales, d’équipements destinés aux satellites africains de télécommunications ainsi que des industries spécialisées dans la fabrication de composants destinés aux technologies spatiales émergentes. Le développement de ces industries permettra au continent de renforcer sa souveraineté technologique et scientifique tout en favorisant l’émergence d’une industrie spatiale africaine compétitive.

Enfin, le développement durable du continent passe nécessairement par l’émergence d’industries environnementales modernes destinées à préserver les ressources naturelles et à promouvoir l’économie circulaire. Nous devons ainsi créer des usines spécialisées dans le traitement des eaux usées, le recyclage des déchets électroniques, le recyclage des matières plastiques, le recyclage des métaux industriels ainsi que des industries spécialisées dans la valorisation énergétique des déchets. Ces industries permettront de renforcer la protection de l’environnement, d’améliorer la gestion des ressources naturelles et de favoriser l’émergence d’une économie verte africaine créatrice de richesses et d’emplois durables.

Ces industries stratégiques complémentaires viennent renforcer le Grand plan d’industrialisation des villages, des communes, des départements et des régions du Sénégal et de l’Afrique à l’horizon 2030. Associées aux centaines d’usines déjà prévues dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire, des mines, de l’énergie, de la santé, du numérique, des transports, du textile, des cosmétiques, de l’aéronautique, du spatial, de la construction et des technologies de pointe, elles permettront de faire émerger une Afrique industrialisée, innovante et prospère, capable de transformer localement ses ressources naturelles, de développer ses capacités scientifiques et technologiques et d’offrir aux générations présentes et futures les conditions d’un développement économique durable, inclusif et souverain.

L’industrialisation du Sénégal et de l’Afrique doit également s’appuyer sur le développement d’industries stratégiques complémentaires destinées à répondre aux besoins des populations, des établissements de santé, des institutions éducatives, des centres de recherche scientifique et des secteurs industriels émergents. Ces industries permettront de renforcer la souveraineté économique et technologique du continent tout en favorisant la création de millions d’emplois qualifiés dans les villages, les communes, les départements et les régions africaines.

Afin de compléter ce Grand plan d’industrialisation, nous devons créer dans tous les départements du Sénégal et des Etats africains des usines de fabrication de mobilier de bureau, de mobilier hospitalier, de lits médicalisés, de fauteuils roulants, de microscopes médicaux, d’équipements vétérinaires, de chambres froides industrielles, de silos agricoles intelligents, d’emballages pharmaceutiques, de papiers industriels, d’imprimantes, de scanners informatiques, de projecteurs numériques, de batteries destinées aux véhicules électriques, de chargeurs intelligents, de panneaux électroniques industriels, de systèmes de navigation satellitaire, d’équipements destinés aux observatoires astronomiques, de télescopes scientifiques, d’équipements océanographiques ainsi que des usines spécialisées dans les équipements destinés aux laboratoires scientifiques modernes.

Nous devons également créer des usines de fabrication d’équipements destinés aux observatoires météorologiques africains, d’équipements sismologiques, de composants électroniques destinés aux technologies spatiales, d’équipements industriels destinés aux villes intelligentes, de dispositifs électroniques destinés à la médecine de précision, de systèmes intelligents de surveillance environnementale, d’équipements destinés aux centres africains de recherche scientifique, d’instruments scientifiques de haute précision ainsi que des industries spécialisées dans la fabrication des équipements nécessaires aux universités scientifiques africaines.

Le développement durable du continent nécessite également la création d’usines spécialisées dans la fabrication d’équipements destinés aux industries vertes, aux énergies renouvelables, aux infrastructures numériques intelligentes, aux technologies émergentes ainsi qu’aux secteurs de l’Intelligence artificielle, de la robotique, des biotechnologies, des nanotechnologies et des technologies quantiques qui constitueront les fondements des économies africaines de demain.

Par ailleurs, nous devons mettre en place des usines spécialisées dans la fabrication d’équipements destinés aux industries minières, agricoles, maritimes, ferroviaires, aéronautiques, spatiales, médicales et pharmaceutiques afin de renforcer l’intégration des chaînes de valeur industrielles africaines et de favoriser l’émergence d’un tissu économique plus résilient, compétitif et innovant.

Enfin, le développement scientifique et industriel de l’Afrique doit s’accompagner de la création d’usines spécialisées dans la fabrication de technologies éducatives innovantes, d’équipements pédagogiques numériques, de matériels scientifiques destinés aux établissements scolaires et universitaires, d’équipements destinés aux laboratoires de recherche avancée ainsi que des industries spécialisées dans les technologies de pointe indispensables à la compétitivité économique du continent africain.

L’ensemble de ces industries complémentaires vient renforcer les plus de trois cent cinquante catégories d’usines déjà prévues dans le Grand plan d’industrialisation du Sénégal et de l’Afrique à l’horizon 2030. Associées aux industries agroalimentaires, pharmaceutiques, énergétiques, minières, automobiles, aéronautiques, spatiales, numériques, textiles, cosmétiques, environnementales et scientifiques précédemment présentées, elles permettront de bâtir une Afrique industrialisée, souveraine, prospère et innovante, capable de transformer localement ses ressources naturelles, de développer ses propres technologies et de contribuer durablement au progrès économique, scientifique et social des générations présentes et futures.

Anne-Françoise Mossane MANGA