A moins de deux mois des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj), la Fédération sénégalaise de judo et disciplines associées (Fsjda) a obtenu la certification de l’instance internationale à l’issue de son événement-test. Fort de ce bilan, son président, Me Ababacar Ngom, appelle à la stabilité et écarte les revendications d’un collectif de clubs opposants.
Par Amadou MBODJI – Le Sénégal s’apprête à entrer dans l’histoire en devenant le premier pays africain à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) Dakar 2026. A l’approche de l’échéance, le judo national marque des points précieux. La Fédération internationale de judo (Fij) a officiellement certifié la Fédération sénégalaise (Fsjda) après l’évaluation rigoureuse de son événement-test. «Le Sénégal est sorti haut la main, validé sur l’ensemble des 23 points de test exigés par le Comité international olympique (Cio)», s’est réjoui hier Me Ababacar Ngom, président de la Fsjda, lors de la présentation du bilan de l’instance.
Alors que son mandat expire en septembre, Me Ngom estime qu’il serait contre-productif de déstabiliser la Fédération à la veille d’un tel rendez-vous. Il a d’ailleurs salué la position responsable du Comité national olympique et sportif sénégalais (Cnoss), qui préconise de reporter l’Assemblée générale élective à 2027 afin de sécuriser l’organisation des Jeux.
Le président de la Fsjda a profité de l’occasion pour recadrer un collectif de clubs frondeurs qui conteste sa légitimité. Selon lui, leur démarche ne repose sur aucun fondement juridique. Me Ngom a rappelé que la récente rencontre n’était qu’une Assemblée générale d’information destinée à présenter le rapport de gestion, et non une instance décisionnelle dotée du pouvoir de remettre en cause son mandat. «Une Ag d’information n’a pas compétence pour organiser des élections», a-t-il martelé, précisant que les conditions de majorité requises par les statuts n’étaient absolument pas réunies.
Il a enfin relativisé le poids de la contestation, affirmant que la trentaine de clubs contestataires ne représente en rien les 80 affiliés de la Fédération, dénonçant au passage la présence de «clubs fantômes» inactifs depuis 2020 ou créés à la hâte.
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