Pour combler le déficit en infrastructures hydrauliques rurales, l’Etat s’est engagé à réaliser 2100 forages dont les 1050 relatifs à la première phase, sont en cours de construction, et les 1050 autres prévus dans une deuxième phase, a fait savoir le Directeur des bassins de rétention et des lacs artificiels (Dbrla), Youssoupha Guèye, lors d’un atelier de dialogue national multi-acteurs sur la tenure de l’eau et le pastoralisme au Sénégal.
Par Justin GOMIS – L’eau, c’est la vie. Pour une souveraineté pastorale, il faut une maîtrise de cette denrée très précieuse. Et pour l’atteinte de cet objectif, le gouvernement du Sénégal s’emploie à construire des forages à travers tout le territoire. «Il y a 2100 forages en cours de réalisation, avec les acteurs. Nous avons échangé et le programme est confié à la Delivery unit pour qu’on puisse, dans un premier temps, réaliser 1050 forages pour la première phase, et pour la deuxième phase, 1050 autres», a indiqué Youssoupha Guèye, le Directeur des bassins de rétention et des lacs artificiels (Dbrla), venu représenter le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage à l’ouverture de l’atelier de restitution et de validation nationale des résultats de l’étude sur la tenure de l’eau et pastoralisme au Sénégal.
Mais, selon M. Guèye, pour la réalisation de ce programme, le ministère entend mobiliser le privé national et international. Il compte aussi sur les partenaires techniques et financiers pour l’atteinte de cet objectif. «Nous sollicitons aussi l’accompagnement de la Fao (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), qui nous a accompagnés pour nous montrer la voie afin qu’on puisse concevoir ce programme», a dit Youssoupha Guèye.
D’après lui, la question de la tenure de l’eau est au cœur des enjeux de durabilité et de justice sociale. «Dans un contexte marqué par la variabilité climatique et la pression croissante sur les ressources naturelles, il est essentiel de garantir un accès équitable et sécurisé à l’eau pour tous les acteurs, notamment les communautés pastorales qui dépendent directement de cette ressource pour leur survie et leur mobilité», souligne l’ingénieur agronome sénégalais.
L’objectif général de cet atelier organisé par la Fao et les acteurs nationaux, est de contribuer au renforcement de la gouvernance durable et inclusive des ressources en eau et des parcours pastoraux au Sénégal à travers un dialogue multi-acteurs. En fait, les études menées sur les questions de pastoralisme et de l’agriculture ont porté sur l’importance du secteur du pastoralisme, surtout pour le Sénégal. Selon les acteurs, c’est un secteur qui est très stratégique et qui contribue aux moyens de subsistance de plusieurs millions de personnes. «Ce secteur contribue également à la sécurité alimentaire. On peut même dire à la souveraineté alimentaire, pour suivre un peu la Vision Sénégal 2050, mais aussi à l’économie et la résilience climatique», ont-ils mentionné dans leur présentation.
Ainsi, les résultats de cette étude, qui ont été présentés et discutés au cours de ces deux jours, vont constituer une base importante pour la réflexion collective. «Ils permettent de mieux comprendre les dynamiques existantes, d’identifier les défis majeurs, mais également de mettre en évidence des pistes d’amélioration concrètes», a indiqué la représentante de la Fao, Mme Bintia Stephen-Tchicaya, selon qui «les résultats et les recommandations permettront d’enrichir les conclusions à partir des expériences des acteurs et de dégager des orientations partagées pour l’action».
justin@lequotidien sn

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