Le dernier Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a augmenté de 0, 4% en juin 2026, en glissement annuel, c’est-à-dire l’inflation observé sur un an.

Par Dialigué FAYE – En juin 2026, les prix à la consommation ont connu une augmentation de 0, 4%, en glissement annuel ou sur une année. Ce qui traduit une inflation modérée. Selon l’Indice harmonisé des prix à la consommation de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, «cette évolution résulte principalement de l’augmentation des prix des services de «restaurants et d’hébergement» estimée à 2,2%, de «soins personnels, de protection sociale et biens divers», 2, 6%, et de «santé», 1, 6%, ainsi que des articles de «vêtements et chaussures», 1,1%». Elle est également soutenue, d’après la publication de l’Ansd, «par le renchérissement des «boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants» évalué à 12%.

Toutefois, cette tendance haussière est amoindrie par le repli des prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» de 0,2%, des biens et services de «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles», 0,6%, ainsi que ceux de «transport», 0,6%. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et les produits frais, est estimée à 0,7% en glissement annuel».

Selon l’origine, note le document, «les prix des produits locaux augmentent de 0, 7%, tandis que ceux des produits importés reculent de 0, 8%.

Du point de vue de la durabilité, l’évolution des prix est plus portée par la hausse des biens durables de 1,1%, des services, 1,6% et des biens semi-durables, 1%. Les prix des biens non durables, quant à eux, se sont contractés de 0,3%».

Evolution mensuelle

En juin 2026, relève l’Ihpc, «les prix à la consommation sont restés stables en variation mensuelle. Cette stabilité résulte de la compensation entre, d’une part, la hausse les prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» de 0, 6%, des biens et services de «santé», 0, 3%, ainsi que ceux de «soins personnels, de protection sociale et biens divers», 0, 1%, et, d’autre part, la baisse des prix des biens et services de «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» de 2,3%, de «l’information et de communication», 0, 2%, ainsi que des «vêtements et chaussures», 0, 1%.

La hausse des prix des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» de 0, 6% observée sur un mois s’explique, principalement, par celle des légumes feuillus ou tiges, frais ou réfrigérés de 14, 3%, des légumineuses vertes, fraîches ou réfrigérées, 4, 3%, des tubercules, 3, 4%, des légumes-fruits, frais ou réfrigérés, 3, 2%.

Cette évolution est également soutenue par le renchérissement de la viande fraîche évalué à 2, 9%, des céréales, 1, 1%, des poissons vivants, frais, réfrigérés ou congelés, 0, 9% et des huiles végétales, 0,6%».

En revanche, renseigne l’Ansd, via le rapport, «cette tendance haussière est atténuée par le repli des prix de certains produits, tels que les agrumes de 22, 6%, les caprins sur pieds, 12, 5%, les fruits tropicaux frais, 4%, les poissons transformés, 3, 4%, les fruits de mer transformés, 3, 3%, les volailles vivantes, 2, 8%, et les fruits à noix, en coque ou décortiqués, 1, 4%. Concernant les biens et services de «santé», leurs prix augmentent de 0, 3% par rapport au mois précédent, sous l’effet du renchérissement des prix des médicaments à base de plantes et produits homéopathiques de 3%, des services de prévention dentaire, 2, 8%, ainsi que des médicaments, vaccins et autres préparations pharmaceutiques, 0,3%. Les prix des biens et services de «soins personnels, protection sociale et biens divers» grimpent de 0, 1% en rythme mensuel, en rapport avec la hausse des prix des services de soins personnels de toilettage, 1, 3%, des bijoux et montres, 1, 2%, et des appareils électriques pour soins personnels, 0, 7%. Les prix des «boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» augmentent de 0, 4% en variation mensuelle, sous l’effet de l’accroissement de ceux des stupéfiants de 7%), des vins d’autres provenances, 0, 9%, et des bières, 0, 4%.

Les prix des services «d’enseignement», des «assurances et services financiers», des «restaurants et hébergement» ainsi que du «transport» sont restés stables au cours de la période revue. De même que les prix des articles «d’ameublement, d’équipement ménager et d’entretien courant du ménage» et des services de «loisirs, sport et culture» n’ont également enregistré aucune variation.

Quant aux prix des articles de «vêtements et de chaussures», ils diminuent de 0, 1% en rythme mensuel. Cette évolution est portée principalement par la baisse des prix des chaussures, notamment celles pour femmes de 0, 5%. Le repli des prix des vêtements pour hommes ou garçons de 0, 3% et des services de réparation, confection et location de vêtements de 0, 2% a également contribué à cette baisse. Les prix des biens et des services de «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» se contractent de 2, 3% au cours de la période sous revue. Cette évolution résulte principalement du repli des prix de l’électricité de toutes sources de 8, 3% et, dans une moindre mesure, de ceux du bois de chauffage y compris granulés et briquettes, 3, 9%. Cepen­dant, cette tendance baissière est contrebalancée par la hausse des prix des loyers réels payés par les locataires pour résidence principale de 0,3%, de même que des services pour l’entretien, la réparation et la sécurité du logement, 0, 7%. S’agissant des biens de «l’information et la communication», leurs prix diminuent de 0, 2%. Cette évolution est imputable à la baisse des prix des services de réparation et location de matériel d’information et de communication de 1, 4%, des équipements de téléphonie, 0, 9%, et des supports d’enregistrement non enregistrés, 0,8%.

S’agissant de l’indice sous-jacent, c’est-à-dire hors énergie et produits frais, il enregistre une baisse de 0, 4% au mois de juin 2026 par rapport au mois précédent.

Selon l’origine, les prix des produits locaux restent stables tandis que ceux importés augmentent de 0, 1% en rythme mensuel. Relativement à la durabilité, les prix des produits semi-durables et des services restent inchangés. Les produits durables diminuent de 0, 1% et ceux non durables affichent une évolution modérée de 0, 1%».

dialigue@lequotidien.sn