A travers sculptures, installations monumentales et œuvres cinématographiques, l’exposition «Il était une fois, Gaza» questionne la mémoire, la dignité et la résistance du Peuple palestinien. L’artiste suisso-sénégalais Ousmane Dia donne rendez-vous aux médias ce mercredi 5 août 2026 à Dakar pour dévoiler les coulisses de cet événement culturel d’envergure.

En prélude à une exposition monumentale prévue en octobre à Dakar, l’artiste plasticien suisso-sénégalais Ousmane Dia convoque la presse ce mercredi 5 août 2026 au Monument de la Renaissance africaine. Entre sculptures, peintures et installations, le projet «Il était une fois, Gaza» entend porter haut la voix du Peuple palestinien à travers une démarche artistique engagée, appuyée par le commissariat scientifique du Pr Babacar Mbaye Diop.

Le titre emprunte délibérément les codes du conte traditionnel, mais le récit qu’il véhicule s’ancre profondément dans une réalité brûlante. En choisissant d’intituler son projet «Il était une fois, Gaza», l’artiste plasticien Ousmane Dia ne cherche pas à reléguer l’histoire palestinienne au passé, mais à rappeler qu’elle continue de s’écrire sous nos yeux, chaque jour, dans la douleur, la dignité et la résistance.

A quelques mois de l’ouverture officielle de l’exposition -programmée pour le 23 octobre 2026-, l’artiste organise une rencontre avec les médias ce mercredi 5 août 2026 à 10h 30 au Monument de la Re­naissance africaine. Cette conférence de presse permettra de dévoiler la genèse du projet, son ambition esthétique et politique, ainsi que le corpus d’œuvres (installations monumentales, sculptures, peintures, dessins et réalisations cinématographiques) qui investiront ce haut lieu symbolique dakarois.

Une synergie entre art, philosophie et solidarité africaine

L’événement se tiendra en présence du commissaire scientifique et artistique de l’exposition, le Pr Babacar Mbaye Diop. Professeur de philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), directeur de l’Institut supérieur des arts et des cultures (Isac) et ancien Secrétaire général de la Biennale de Dakar, cet universitaire chevronné apporte une rigueur conceptuelle majeure à cette initiative culturelle.

En accueillant cette manifestation d’envergure, la capitale sénégalaise réaffirme son rôle historique de carrefour culturel et de bastion de solidarité du Sénégal et de l’Afrique envers le Peuple palestinien.

Un motif emblématique : la chaise comme symbole de présence

Né en 1971 à Tambacounda, Ousmane Dia s’est formé à l’Ecole nationale des beaux-arts de Dakar puis à l’Ecole supérieure d’arts visuels de Genève, ville où il vit et travaille depuis 28 ans. Son univers artistique est célèbre pour la récurrence du motif de la chaise -métaphore puissante de l’assise, de l’absence et de la mémoire. Ses créations, exposées en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis, figurent notamment dans les collections publiques de l’Etat du Sénégal, du Canton de Genève et de l’Organisation des Nations unies (Onu).