8 ans après sa 17e édition, la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (Fildak) revient. Elle sera organisée du 15 au 19 octobre. Cette 18e édition est placée sous le thème «Bibliothèque, transmission et souveraineté». L’annonce a été faite hier lors d’une conférence de presse.
Par Malick GAYE – 8 années après sa dernière édition, la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (Fildak) aura bel et bien lieu cette année. Ce sera du 15 au 19 octobre au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, en lieu et place du Cices. L’Egypte est le pays invité d’honneur. Le thème retenu cette année est «Bibliothèque, transmission et souveraineté». Pour le directeur du Livre et de la promotion de la lecture, il s’agit de poser la question de la souveraineté «sous l’angle de la culture». «Ici, il s’agit de poser le débat dans l’espace culturel, qui devrait être le socle de cette souveraineté-là», explique-t-il. La bibliothèque, elle, ne se réduit pas au livre : elle englobe ses formes numériques et le patrimoine oral africain. D’où «une bibliothèque à réinventer, et une bibliothèque à transmettre».
Neuf pays sont attendus. «A la date d’aujourd’hui (hier), nous en sommes à 9, s’il faut intégrer le pays à l’honneur», a-t-il indiqué. Outre l’Egypte, la Guinée, les Emirats Arabe Unis, la Turquie, la Tunisie, la Mauritanie, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Gambie ont confirmé leur présence. Entre 60 et 80 exposants sont enregistrés. L’Etat, précise-t-il, ne fait qu’organiser : à terme, il souhaite confier ce type de rendez-vous aux professionnels du livre.
Au-delà de ces invités, cette édition se démarque par plusieurs innovations. Pr Ibrahima Wane, qui s’exprimait au nom du Comité scientifique, a planté le décor pour cette foire née en 1985 : «Une tradition, ça s’entretient par l’innovation. Sinon, ça devient une répétition stérile.» La première nouveauté est géographique. Née au Cices, la foire s’installe au Grand Théâtre national et au Musée des civilisations noires, et gagne d’autres lieux comme la Maison de la culture Douta Seck, érigés en foyers de débat.
La seconde tient au calendrier : à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse, elle s’ouvrira sur des livres consacrés au sport et sur des experts du domaine, pour évoquer la performance sportive sous toutes ses formes. Comme à chaque édition, elle réunira tous les maillons de la chaîne du livre, de celui qui écrit dans sa chambre à la salle de classe, en passant par l’éditeur et le libraire.
Reste l’absence, pour une foire pourtant conçue comme une biennale. «Depuis 2018, nous n’avons pas organisé la Fildak. Quelles en sont les raisons ? Entre-temps, le Covid est arrivé», a rappelé le directeur du Livre, jugeant ce type de manifestation difficilement envisageable entre 2020 et 2022. Le secteur, dit-il, ne s’est pas arrêté pour autant, avec trois salons nationaux
itinérants à Saint-Louis, Dakar et Ziguinchor, organisés l’année suivant la foire. Quant au retour, «c’est le choix des autorités politiques de ce pays», en cohérence, dit-il, avec l’attention portée au patrimoine.
Les organes de gouvernance de la foire ont été mis en place dès 2024, et deux équipes
gouvernementales se sont
succédé dans «une sorte de continuité».
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