Initialement prévue ce dimanche 30 août 2026, l’Assemblée générale d’information de la Fédération sénégalaise de lutte a été renvoyée au 12 septembre. Si l’instance dirigeante invoque des contraintes de calendrier international, ce report intervient après la fronde du Collectif des associations et regroupements affiliés, qui dénonçait des vices de forme et le non-respect des délais légaux.

Par Amadou MBODJI – La Fédération sénégalaise de lutte (Fsl) ne tiendra plus son Assemblée générale d’information ce dimanche 30 août 2026. L’instance dirigeante du noble art national a officialisé le report de la rencontre au samedi 12 septembre, mettant en avant des motifs d’ordres logistique et institutionnel.

Dans un communiqué officiel, le président de la Fsl, Bira Sène, justifie cette décision par un agenda particulièrement chargé : «Ce report est motivé, d’une part, par l’absence du territoire national de plusieurs membres du Bureau exécutif, engagés dans la participation et l’encadrement de la délégation sénégalaise au Cham­pionnat du monde de beach wrestling U17 en Azerbaïdjan et, d’autre part, par la tenue du Stage international des arbitres et techniciens à l’Arène nationale du 30 août au 6 septembre 2026.» Pour l’instance, ce décalage vise à garantir la présence effective de tous les responsables concernés.

Le Collectif des affiliés pointe des vices de procédure

Pourtant, en coulisse, ce renvoi résonne comme une victoire pour les contestataires. La date initiale du 30 août avait suscité une levée de boucliers au sein du monde de la lutte. Réunis au sein du Collectif des associations et regroupements affiliés, plusieurs acteurs majeurs sont montés au créneau pour dénoncer le non-respect flagrant des textes réglementaires, notamment le délai légal de convocation de quinze jours.

«Nous avons pris connaissance, via WhatsApp, d’une convocation reçue le 20 août pour une Assemblée générale fixée au 30 août, soit un préavis de seulement neuf à dix jours. Cette procédure informelle viole l’article 25 de la loi n°2015-09 du 4 mai 2015 d’orientation du sport, qui exige un délai minimal de quinze jours francs», avait fustigé le collectif dans une déclaration transmise à la presse.

Outre le manquement au calendrier légal, les membres du collectif -parmi lesquels figurent des entités de poids telles que l’Ecole de lutte Sakku Xam Xam, l’Ecurie Fass Benno, l’Ecurie Door Dooraat et l’Ecole de lutte Doudou Baka Sarr- ont déploré l’opacité entourant l’organisation de cette rencontre.

Conformément aux articles 25 et 26 de la même loi, la convocation doit obligatoirement être accompagnée de l’ordre du jour, ainsi que des états financiers et des rapports d’activités. «Aucun document ne nous a été transmis, ce qui nous met dans l’impossibilité absolue de nous préparer utilement», regrettent les signataires.

Même si la Fédération soutient que ce renvoi relève d’une simple coïncidence de calendrier en lien avec l’agenda international, ce recul de deux semaines permettra au moins d’apaiser les tensions et de régulariser une procédure au bord du vice de forme. Rendez-vous est désormais pris le samedi 12 septembre à 10 heures précises à l’Arène nationale.

ambodji@lequotidien.sn