Babacar, tu t’en vas

Et c’est un monde irrecensable qui fait passer d’un mur l’autre

le divin décret

Babacar, tu t’en vas

Alors que les nuits tout de frayeurs nous environnent

comme pour corser l’affreuse laideur des jours

Babacar, tu t’en vas ?

Tu peux partir, Grand-frère et de premier ordre

En ma sélecte et sélective famille

de cœur et d’esprit

Tu peux partir, Babacar :

Et nul grief contre toi

Pour toi il n’est que compassion et sérénité

Pour toi certitude que Le Paradis t’est résidence et en ses sphères des plus splendides

Babacar, tu t’en vas ?

Tu peux partir, Mon Grand !

Et avec l’assurance de missions bellement accomplies

Alliées à tellement de gestes et faits d’utilités sans contestes

Babacar, tu t’en vas ? Tu peux partir

Et résonnent dans les cœurs de tous les peuples qui

t’avaient aimé et adopté

La sourate du Culte pur

et tellement de prières d’éternel et inaliénable repos !

Car tu fus un baroudeur, Grand-frère

Et de classe exceptionnelle, pour sûr !

Babacar tu t’en vas ?

Tu peux partir, heureux et bienheureux !

Et à raison, mon Grand !

Pars donc ! Le Paradis de depuis le ciel pour toi

est entrebâillé, Mon Grand !

Monte, dors, et renais !

Prends encore et comme toujours

une longueur d’avance sur nous !

Monte et renais avant nous Babacar !

Nous t’avons aimé, et c’est irrémissible, mon Grand !

Elie-Charles MOREAU