Directeur technique de Génération Foot et membre de la Direction technique nationale, Bassouaré Diaby dresse le bilan de la phase de groupes, tout en saluant la performance des équipes africaines. Le technicien sénégalais estime cependant qu’il faudra éviter les erreurs de défense et surtout garder l’équipe entre l’attaque et la défense face à la Belgique, adversaire des Lions en 16e de finale du Mondial 2026, demain à Seattle, aux Etats-Unis.
Quel est le bilan qu’on peut tirer de la phase de groupes ?
Il n’y a pas beaucoup de surprises. Le rang mondial a été respecté. Les grandes nations sont toutes en 16es de finale. On peut noter les excellents résultats des Africains. L’Afrique a réduit les écarts entre elle et les ténors. Au-delà des qualifications, le contenu proposé est appréciable. On assiste à un Mondial ouvert, offensif et beaucoup de buts. J’ai apprécié les buts marqués à mi-distance (20-25 m). La vraie compétition commence avec les matchs à élimination directe.
Comment avez-vous trouvé le niveau du jeu ?
Le niveau du jeu est un bon, avec des matchs ouverts, beaucoup d’occasions de but, une grande intensité et un rythme élevé. On constate que beaucoup d’équipes sont tactiquement bien organisées, avec des blocs compacts en phase défensive et une grande exploitation des transitions. La France, la hollande, le Brésil, le Maroc ont montré de belles choses.
Comment expliquer les deux premières défaites des Lions ?
Nous avons perdu deux matchs contre deux nations très compétitives, avec des lignes d’attaque composées des meilleurs du moment. On n’a pas exploité nos occasions contre la France en première période et les vingt dernières minutes contre la Norvège. Nous avons payé cash nos erreurs individuelles en concédant des buts évitables. Durant ces deux défaites, nous avons perdu ce qui faisait notre force, la solidité défensive. Malgré les défaites, nous avons montré par moments, de belles séquences offensives.
Qu’est-ce qui a changé contre l’Irak ?
Apres les deux revers, nous étions dos au mur. Pour espérer faire partie des 8 meilleurs troisièmes, il fallait largement gagner. Notre but marqué au tout début à installer la confiance. L’expulsion du défenseur irakien a été le tournant du match. Le Sénégal, qui avait besoin de buts, était tout de même calme et serein. Pour y arriver, le Sénégal a exploité ses qualités : récupération haute, transitions rapides, utilisations des couloirs, projections des milieux.
Comment aborder la seconde phase de la compétition ?
Malheureusement, je ne connais pas bien la Belgique ces derniers temps. Il faut être conscient que c’est une autre compétition qui démarre. Il faut adapter ce qui a été bien fait contre l’Irak pour les 16es de finale contre la Belgique. On doit éviter les erreurs de défense et surtout garder l’équilibre entre l’attaque et la défense.
Comment avez vous trouvé le niveau des équipes africaines ?
Le bilan est largement positif 9/10 pour les 16es de finale. Au-delà des résultats, les équipes africaines sont mieux organisées tactiquement. Le fait qu’ils jouent dans les grands clubs y est pour beaucoup. Nous attendrons les 16es de finale pour une confirmation.
Par Woury DIALLO-wdiallo@lequotidien.sn
(Envoyé spécial à New Jersey)

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