En quête d’un titre continental depuis une décennie, Mohamed Salah et la génération dorée des Pharaons devront se résoudre à la triste réalité. Ils quittent encore la scène africaine, en demi-finale de la Can 2025, sans le titre continental.
Battue 0-1 par le Sénégal mercredi au Grand Stade de Tanger, en demi-finale de la Can 2025, l’Egypte a vu s’évanouir sa dernière chance de titre pour une génération emmenée par Mohamed Salah, Mohamed El-Shenawy et Rami Rabiaa, présente depuis plus d’une décennie, selon Africafootunited.
Les Pharaons se sont arrêtés à une marche de la finale. Face au Sénégal, ils ont longtemps résisté avant de céder sur une réalisation de Sadio Mané à la 78e minute. Un but qui a scellé l’élimination égyptienne et, avec elle, le sort d’un groupe arrivé au terme de son cycle.
A Tanger, l’Egypte espérait conjurer son histoire récente. Mais comme en 2022, comme souvent depuis dix ans, le Sénégal s’est dressé sur sa route. Cette fois, ce n’était plus en finale, mais en demi-finale, pour priver à nouveau Mohamed Salah et les siens d’un sacre continental qui leur échappe depuis 2010.
Une décennie de désillusions
Depuis leur retour au premier plan en 2017, après trois absences consécutives (2012, 2013, 2015), les Pharaons ont enchaîné les occasions manquées. Cette année-là, ils avaient atteint la finale avant de s’incliner face au Cameroun. En 2019, à domicile, l’aventure s’était arrêtée brutalement dès les huitièmes de finale contre l’Afrique du Sud. En 2022, l’Egypte était encore passée tout près du but, mais une séance de tirs aux buts perdue contre le Sénégal en finale avait laissé un goût amer. Deux ans plus tard, en 2023, la Rd Congo avait de nouveau stoppé leur route au stade des huitièmes. Et en 2025, c’est encore le Sénégal qui a mis un terme à leur parcours, cette fois aux portes de la finale.
Une génération en or mais sans couronne
La génération, Mohamed Salah, Mohamed El-Shenawy, Rami Rabiaa, a porté l’Egypte pendant plus d’une décennie. Ensemble, ils auront disputé les plus grandes rencontres du continent, sans jamais réussir à ramener un trophée majeur. L’élimination face au Sénégal, ce mercredi à Tanger, sonne comme la conclusion d’une génération marquée par des finales perdues, des éliminations cruelles et un rêve continental resté inachevé. Surtout que 2027 est encore très loin. Il ne reste plus qu’à sauver l’honneur lors de la «petite finale», à Casablanca, ce samedi face au Nigeria.
