La Valeur ajoutée des entreprises est passée de 3614, 9 milliards de francs Cfa en 2023 à 3803, 8 milliards de francs Cfa en 2024, soit un bond de 5, 2%, selon la Banque de données économiques et financières, un rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), relative aux produits tirés du système d’information sur les entreprises.
Par Dialigué FAYE – L’année 2024 est caractérisée par une poursuite de la reprise des activités économiques des entreprises formelles. «La production des entreprises du secteur moderne a enregistré une hausse de 5, 7% au cours de cette période portée par l’ensemble des secteurs de l’économie, notamment le commerce qui a connu une croissance de 14, 7%, les services, 8, 7%, les Industries, 3, 5% et les Btp, 1%», selon la dernière Banque de données économiques et financières de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), relative aux produits tirés du système d’information sur les entreprises.
La Valeur ajoutée des entreprises suit la même dynamique que la production, avec une hausse de 5, 2% en 2024. En effet, note le document, la Va «s’est chiffrée à 3 803, 8 milliards de francs Cfa, contre 3614, 9 milliards de francs Cfa en 2023. Cette hausse est portée par la performance des secteurs du commerce qui a cru de 22,4%, des services, 4, 9%, du Btp, 4, 3% et, dans une moindre mesure, des industries, 2, 2%».
Le progrès enregistré dans le secteur de l’industrie est imputable au sous-secteur des autres industries qui a enregistré «une hausse de 3, 7%, cela est amoindri par la contreperformance des sous-secteurs des industries textiles évaluée à 35, 7% et des industries alimentaires, 1%.
Par ailleurs, les industries extractives se distinguent par une hausse notable de 11, 9% de leur Valeur ajoutée.
Le dynamisme noté dans les services est en relation avec celui observé dans les sous-secteurs des services personnels et divers où un bond de 8, 2% a été noté, les services fournis aux entreprises, 7, 6%, les hôtels, bars et restaurants, 3, 2% et le transport et la télécommunication, 2, 6%».
Relativement au chiffre d’affaires des entreprises du secteur moderne, il est «passé de 20 901,5 milliards de francs Cfa en 2023 à 21 927,4 milliards de francs Cfa en 2024, soit une progression de 4, 9%. De même, leur résultat net a augmenté de 1, 3% en se chiffrant à 119, 8 milliards de francs Cfa en 2024 contre 118, 3 milliards de francs Cfa en 2023.
Par ailleurs, les entreprises ont également enregistré une hausse de leur excédent de trésorerie passant à 1539, 9 milliards de francs Cfa en 2024 contre 1519, 1 milliards de francs Cfa en 2023, soit un relèvement de 1,4%». Concernant les conditions d’exploitation, le taux de vétusté comptable des entreprises a augmenté de 5, 4 points, ressortant à 38, 3% en 2024.
Ce qui, d’après l’Ansd, «montre un vieillissement des équipements utilisés par les entreprises».
Un taux de croissance de 6, 9% en 2024
Au titre des délais moyens de paiement et de règlement, une «augmentation de vingt jours est notée pour le délai accordé par les fournisseurs et de cinq jours pour celui de règlement des clients. En 2024, ces délais se situent, respectivement, à 151 et 83 jours. S’agissant de la rentabilité globale des facteurs, elle s’est détériorée de 3, 3 points en 2024 pour se situer à 19, 9% contre 23, 2% en 2023.
La productivité du travail est restée inchangée alors que celle du capital a diminué de 0, 2 point. Elles s’établissent respectivement à 1, 7 et 1, 9 en 2024.
Quant aux conditions de financement, le poids des dettes financières a poursuivi son augmentation amorcée depuis 2018 en ressortant à 32, 8% en 2024 après 32% en 2023, 30, 9% en 2022 et 27, 6% en 2021».
En revanche, la capacité de remboursement des dettes a baissé de 1, 2 point en s’établissant à 13, 4% en 2024.
Cette situation, souligne l’Agence, «serait tributaire de l’augmentation des dettes financières de 9, 2% et de la légère baisse de la Capacité d’autofinancement global de 0, 1%. L’autonomie financière des entreprises formelles a chuté de 9, 4 points par rapport à 2024 en se chiffrant à 35, 7% en 2024. En plus, le ratio de solvabilité a baissé de 2,8 points en se situant à 11,7% en 2024. Par ailleurs, le ratio de fonds de roulement des entreprises fléchit de 2, 3 points par rapport à 2023 et s’établit à 85, 9% en 2024. En ce qui concerne les rentabilités économiques et financières, elles se sont respectivement établies à 4, 7% et 2, 5% en 2024 contre 5, 2% et 2, 2% en 2023».
D’une manière globale, l’Ansd a relevé que «l’année 2024 a été marquée par une relance de l’activité économique au Sénégal avec un taux de croissance estimé à 6, 9% en 2024 contre 4, 3% en 2023 et 3, 9% en 2022. Une progression «consécutive à la dynamique des activités des secteurs secondaire enregistrant une hausse de 20% et tertiaire, 3, 3%, malgré la baisse du secteur primaire estimée à 1%. Le bond du secteur secondaire résulte notamment du démarrage de la production pétrolière en juin 2024».
dialigue@lequotidien.sn

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