Demain, pour la Fête du travail, les travailleurs ne seront pas à la fête. Ce n’est pas un scoop. Depuis plus de deux ans, c’est comme cela que les choses se passent au Sénégal. Les dirigeants qui avaient promis de mettre tous les Sénégalais au travail, de manière à leur offrir une vie digne et enviable, semblent s’être donné le mot de leur faire connaître le prix de l’effort. Pourtant, ce ne sont pas les patrons qui s’en réjouissent. Le capital national ne profite pas encore du «souverainisme économique» ; si l’on en juge le nombre d’entreprises qui ferment. Diomaye a dit hier qu’il a compris le message et veut changer les choses. Doit-on attendre l’année prochaine pour le remarquer ?

Par Sucré-Salé