Après l’élimination en 16es de finale du Mondial 2026, les Lions commencent à briser le silence. Entre déception, regrets, projection, mais aussi démenti, l’aventure américaine aura forcément laissé des séquelles.

Au lendemain de l’élimination de l’Equipe nationale à la Coupe du monde en 16e par la Belgique (2-3), les réactions tombent une à une. Entre regrets, déception, culpabilité ou encore démenti, les Lions brisent petit à petit le silence. C’est le cas du jeune parisien Ibra­him Mbaye, parmi les premiers à poster un message. Après avoir découvert et remporté la Can 2025 avec le Sénégal en janvier dernier à Rabat, le titi parisien a vécu une désillusion sur le sol américain, à l’image de ses coéquipiers.

Entré en cours de jeu face à la Belgique, Ibrahim Mbaye est revenu sur l’échec des champions d’Afrique. «Nous rêvions d’aller plus loin, et cette élimination fait mal. Malgré la déception, je suis fier d’avoir porté ce maillot et défendu les couleurs de notre pays pour cette Coupe du monde. Nous reviendrons avec encore plus de détermination. Merci à tous pour votre soutien. Sénégal rek pour toujours ! Al hamdoulilah…», a écrit le joueur du Psg sur son compte Instagram.

Nicolas Jackson : «C’est faux, je n’ai jamais bu d’alcool»

Auteur d’une campagne difficile avec seulement une passe décisive et sans le moindre but, Nicolas Jackson a essuyé beaucoup de critiques. «Je partage la déception de tout un Peuple. On voulait aller plus loin, pour vous et pour ce maillot», a réagi l’ancien attaquant du Bayern Munich. Avant de démentir certaines accusations sur sa personne. «Je vois aussi ce qui se dit sur moi. C’est faux. Je ne bois pas d’alcool, je n’en ai jamais bu. J’aime trop ce maillot et je respecte trop mes coéquipiers pour me comporter autrement qu’en professionnel», a-t-il confié. Estimant comprendre «la colère après une défaite, mais elle ne donne à personne le droit de mentir sur un homme. Je vais faire ce que j’ai toujours fait. Travailler, me relever, revenir plus fort. Je serai là. Merci à ceux qui nous soutiennent, dans les bons comme dans les mauvais moments».

Mory Diaw : «J’ai ma part de responsabilité»

Dans un long post sur son compte Instagram, le gardien de but Mory Diaw a aussi eu à réagir. Appelé à suppléer Edouard Mendy, blessé et forfait contre l’Irak (5-0) et la Belgique (2-3), le portier du Havre, en Ligue 1 française, reconnaît sa part de responsabilité dans l’élimination des Lions. «Un rêve de gosse… Celui de porter les couleurs du Sénégal dans une Coupe du monde. Depuis que je suis enfant, j’ai imaginé ce moment des milliers de fois. Jamais je n’avais imaginé qu’il se terminerait avec un tel vide», a-t-il écrit. Avant de poursuivre : «Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu. Et je n’ai pas besoin de revoir les images pour savoir que j’ai ma part de responsabilité. En tant que gardien, on vit avec ce genre de moment. Une seule action peut effacer tout ce qui a été fait avant. C’est une douleur que seuls ceux qui ont connu ce poste peuvent réellement comprendre.»

Exprimant sa profonde désolation à l’endroit du Peuple sénégalais, il promet de revenir «avec encore plus de détermination, parce que ce blason mérite qu’on se relève, quelles que soient les épreuves. Merci au Peuple sénégalais pour votre amour, dans les victoires comme dans les défaites».

Izo Sarr : «Il n’y a jamais eu d’altercation entre Pape Guèye et moi»

Grosse satisfaction de l’équipe avec quatre réalisations pendant le Mondial, Ismaïla Sarr a quant à lui tenu à taire certaines rumeurs quant à une bagarre avec Pape Guèye. «Je veux mettre fin à une rumeur qui circule : il n’y a jamais eu d’altercation entre Pape Guèye et moi. C’est totalement faux. Dans les moments difficiles, certains cherchent à créer des divisions. Notre réponse sera toujours la même : rester unis», a posté l’attaquant de Crystal Palace.

Quant à l’élimination, Is­maïla Sarr de préciser : «Une défaite, aussi douloureuse soit-elle, ne doit pas effacer tout ce que nous avons construit ensemble. Il y a quelques mois encore, nous avons vibré, célébré et rendu fier tout un pays. Ces souvenirs doivent nous rappeler ce que nous sommes capables d’accomplir lorsque nous avançons dans la même direction.» Avant de se projeter sur les prochaines échéances. «Dans un an, nous aurons un titre continental à défendre. Ce travail commence dès aujourd’hui. Nous en tirerons les leçons, nous reviendrons plus forts et nous aurons encore besoin de vous, comme vous pourrez toujours compter sur nous. Restons unis. C’est dans l’unité, la foi et le travail que les plus belles histoires s’écrivent. Diadieuf», a confié Izo Sarr.

Reste à la Fédération de tirer les enseignements d’une telle déroute. Surtout que l’avenir du sélectionneur et de certains cadres reste incertain.