La Direction politique exécutive (Dpe), en sa séance du10/12/2025 à son siège sis à Bopp, a estimé, sous la présidence de son Sg, Diégane Sène, devoir rompre le silence et se prononcer enfin sur la situation qui prévaut dans notre pays. Tant qu’il s’agissait d’une querelle interpersonnelle, propre à un parti qui n’est pas le sien, il lui semblait plus sage de s’abstenir de toute position pouvant être interprétée comme de l’immixtion.

Nous constatons aujourd’hui qu’il y a un dérapage.Toutes les institutions sont menacées et parmi elles, la plus éminente qu’est le président de la République. Pourquoi vouloir miner ce socle solide sur lequel est érigée notre Patrie, sacrifier notre dignité sur l’autel des lendemains incertains, des chimères utopiques dont on ne jouira point. Laissons le navire voguer sur des eaux calmes pour nous mener vers les berges luxuriantes et confortables d’un Sénégal devenu attractif à cause des découvertes (pétrole, gaz….) que nous nous devons de protéger en fédérant nos forces dans l’union des cœurs et des esprits pour matérialiser notre devise «un Peuple, un But, une Foi». Si nous discréditons nos institutions étatiques, banalisons nos symboles, faisons fi des règles de bienséance, manquons de respect à nos aînés, embouchons à longueur de journée la trompette des insultes, des médisances, des mensonges, sommes enclins à nuire, à diffamer, à trouver des poux dans la tête des autres, quelles valeurs allons-nous léguer demain et transmettre à nos progénitures.

Nous aurons fini de déconstruire tout ce que nous avons construit pendant plusieurs années et d’installer un chaos dont il nous sera difficile de nous relever. Nous aurons alors aidé les vautours qui nous survolent à se poser pour partager la carcasse, ils ne nous laisseront que le squelette.

Comment peut-on aspirer à diriger un pays et adopter une attitude de délinquant, de dégradeur de mœurs, de comploteur, d’égocentrisme repoussant qui s’apparente à de l’égoïsme. Il faut reconnaître aux autres leurs valeurs, respecter leur choix spirituel, se garder de débattre des sujets qui fâchent. Sans la discrétion, le tact dans le langage et dans l’approche, la maîtrise de ses émotions, on ne peut s’affirmer leader.

Il nous faut admettre que les institutions étatiques sont notre incarnation, c’est notre image qu’elles renvoient au reste du monde. En les foulant aux pieds, c’est chacun de nous et nous tous qui sommes atteints dans notre intégrité morale, spirituelle et corporelle. C’est nous qui avons délégué notre pouvoir aux institutions qui ne sont que des fictions juridiques nous permettant de vivre dans un espace organisé.

C’est nous qui avons choisi et voté par le biais de nos représentants que nous nous sommes librement choisis pour légiférer à notre place et nous proposer un pacte d’adhésion, un contrat social que nous avons acceptés librement sans contrainte aucune et en connaissance de cause.

Les tares que nous avons décelées au sein de notre Hémicycle, nous ont souri dans notre enceinte familiale. Des pères de famille qui ne sont pas des références, qui apprennent à leurs enfants à mentir. Dites à Monsieur untel que je suis absent alors que tu es présent. Des adultes qui insultent et dénigrent devant les enfants. Comment voulez-vous qu’ils se comportent demain ? Les contrevaleurs sont transformées en valeurs, les enfants imitent les adultes encadreurs et non éducateurs, ils grandissent dans ce milieu vicié, libres, dévergondés.

S’ils se comportent à l’âge adulte comme des chiffonniers, la société qui les a vus naître et grandir a-t-elle essayé de situer ses responsabilités dans ce qu’est devenu le produit qu’il a contribué à façonner.

Les images relayées à travers la presse et via les réseaux sociaux des querelles, invectives, batailles musclées font la risée de tout un Peuple, car elles renseignent assez sur notre maturité et notre quotient intellectuel.

A la face du monde, nous sommes devenus vulnérables et fragiles. Nous avons contribué à discréditer nos institutions et encouragé les vautours à participer au festin en étalant notre linge sale au vu et au su de tout le monde.

L’accession au pouvoir ne doit pas amener à se comporter en fossoyeurs de nos valeurs, à nous dresser en ennemis des uns contre les autres.

Notre Nation, c’est un Peuple cosmopolite, c’est une réalité que nous vivons, entretenons dans une cohésion qui ignore les frontières religieuses, ethniques, linguistiques, enracinée dans un espace terrestre, aérien et maritime adossé sur des lois fortes, solides auxquelles nous sommes tous également soumis.

Heureusement que certains Hommes l’ont compris. Et parmi eux, le camarade Sg de l’Urg, Pr Diégane Sène que nous encourageons, exhortons à demeurer dans sa posture de défenseur de nos institutions et de toutes nos institutions lorsqu’elles sont menacées.

D’outre-tombe, notre regretté Djibo Leyti Ka ne regrette pas de lui avoir transmis l’étendard de ce parti auquel il tenait énormément et qu’il tente, non sans bonheur, de hisser au plus haut de ses attentes et de l’ensemble de ses militants.

De tout cœur avec vous, Sg. La barque a beau tanguer, elle ne chavirera jamais parce qu’en des mains expertes.

Seydou BA

Membre fondateur de l’Urd

Membre de la Dpe

Ancien Maire de Médina Gounass

Ancien Hcct