Le ministère de l’Energie et du pétrole a remis leurs attestations aux participants de la deuxième phase du programme de formation en planification énergétique à long terme. Fruit d’un partenariat avec la Coopération allemande (Giz) et l’Irena, cette initiative vise à renforcer les capacités institutionnelles pour garantir un accès universel, fiable et abordable à l’électricité au Sénégal.
Par Justin GOMIS – Ils étaient 38 acteurs du secteur de l’énergie à recevoir, hier, leur attestation de fin de formation. Ces parchemins concrétisent la deuxième phase d’un programme visant à renforcer les capacités de planification énergétique à long terme au sein des institutions publiques sénégalaises. Une initiative conduite sous la houlette du ministère de l’Energie et du pétrole, en partenariat avec la Coopération allemande (Giz) et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). «L’objectif est de former les acteurs sur la planification énergétique afin d’appliquer efficacement le Code de l’électricité, notamment l’article qui consacre la planification intégrée à moindre coût», a déclaré Fatou Thiam Sow, directrice de la Planification au ministère.
Selon elle, cette session a permis d’outiller 38 experts aux différents logiciels de projection de la demande, d’analyse de l’offre et d’extension de l’accès à l’électricité pour répondre aux défis majeurs du secteur. «Ils ont été formés sur des outils de projection de la demande énergétique (Maed), de planification de la production d’électricité, ainsi que sur l’outil OnSet, qui permet la planification géospatiale de l’accès à l’électricité», a détaillé Mme Sow. Ces instruments permettent d’évaluer la demande future du Sénégal, d’identifier les investissements nécessaires et de sélectionner les meilleures options stratégiques.
Cette démarche s’inscrit dans un cadre politique global. En juillet 2025, le Sénégal a adopté sa Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie à l’horizon 2029, visant un accès universel à une énergie fiable, durable et abordable.
S’exprimant au nom du ministre, le directeur de Cabinet a rappelé qu’«une énergie accessible à un coût soutenable est une condition essentielle à la compétitivité de nos entreprises, à l’amélioration des services publics et au développement économique sur l’ensemble du territoire». Il a souligné l’engagement de l’Etat à combiner le gaz local et les énergies renouvelables -avec un objectif de 40% d’intégration d’ici 2030- dans le cadre d’une transition énergétique juste.
Atteindre ces ambitions exige toutefois une anticipation rigoureuse : «cela suppose de mieux anticiper l’évolution de la demande, d’optimiser les choix technologiques, de programmer les investissements au moment opportun et d’assurer une meilleure coordination entre production, transport, distribution et accès», a précisé le directeur de Cabinet. Il a également rappelé l’importance du Plan intégré à moindre coût (Pimc), qu’il qualifie d’«innovation majeure du Code de l’électricité», indispensable pour réduire la dépendance énergétique extérieure et garantir une offre continue aux populations.
Les partenaires internationaux ont réaffirmé leur soutien. Carsten Hellpap (Coopération allemande) a confirmé la poursuite de l’accompagnement technique de la Giz. De son côté, Mike Enskat, directeur du Centre d’innovation et de technologie de l’Irena, s’est engagé à maintenir l’implication de son institution pour aider le Sénégal à prendre les décisions stratégiques les plus adaptées à ses enjeux énergétiques.
justin@lequotidien.sn
