C’est devenu une mode à chaque Magal. Depuis environ dix ans, des «économistes» nous parlent des retombées économiques du Magal de Touba. On nous parle de transports, de nombre de bestiaux égorgés et consommés, et ainsi de suite. Toutefois, passée la célébration, ces retombées ne rejaillissent pas sur le quotidien de la cité de Bamba. L’essentiel de ce qui y est fait en termes d’infrastructures durable est le fait de l’Etat. L’adduction d’eau, la fourniture d’électricité, les soins de santé, et même l’aménagement des routes, viennent des caisses du Trésor. Ne serait-il pas temps de cesser de parler des retombées économiques, pour veiller à ce qu’elles profitent réellement aux populations ?
Par Sucré-Salé
