On peut se demander de quoi ont peur ceux qui refusent la restructuration de la dette du Sénégal. Ils parlent de risque de «retour aux plans d’ajustement structurel» prônés en leur temps par le Fmi et la Banque mondiale. Le Sénégal n’a plus besoin des rejetons de Bretton Woods pour mettre leur recette en œuvre. La preuve par la réforme du Code du travail que les députés veulent adopter aujourd’hui. Il y a des années, l’Apix avait dû reculer devant la pression des syndicats. Et on voit aujourd’hui nos élus «souverainistes» et «patriotes» remettre le projet sur le métier, en passant par-dessus la jambe l’opinion générale. Pour le plaisir de qui ?

Par Sucré-Salé