Quinze jeunes bénéficiaires du projet de migration circulaire dénommé Compass (Coopé­ration en matière de migration et partenariats pour des solutions durables) ont reçu hier leur attestation de fin de formation en plomberie, maçonnerie, risques professionnels et pratique de la langue espagnole. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de coopération territoriale Interreg vi-d madère-Açores-canaries (Mac) 2021-2027, une initiative de l’Union européenne, en partenariat avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), visant à favoriser la coopération entre les régions.

«Le projet Compass s’inscrit dans une dynamique essentielle pour notre pays et notre jeunesse : faire de la mobilité un levier de développement, et non une contrainte. En mettant l’accent sur la formation, l’employabilité et la migration circulaire, ce projet apporte une réponse concrète et structurante aux défis de l’insertion professionnelle, de la valorisation des compétences et de la mobilité sécurisée», explique le président de la Cciad. Abdoulaye Sow estime que «la migration circulaire, lorsqu’elle est bien encadrée, représente une opportunité gagnant-gagnant pour les bénéficiaires, qui renforcent leurs compétences et leur employabilité ; pour les pays d’accueil, qui bénéficient de ressources humaines qualifiées ; et pour le Sénégal, qui voit revenir des femmes et hommes porteurs de savoir-faire, d’expériences et de valeurs nouvelles».

Le projet Compass est mis en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations et le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas. Il concerne de nombreux pays, notamment l’Afghanistan, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Mali, le Sénégal, la Tunisie, entre autres. A travers ce programme, indique Ndiol Gaye Sène, représentant du ministre de l’Industrie et du commerce à la cérémonie de remise des attestations, il ne s’agit pas seulement de transmettre des connaissances, mais de doter les bénéficiaires de compétences adaptées aux besoins réels des entreprises, aussi bien au niveau national qu’international. La formation devient ainsi un outil puissant d’autonomisation, de mobilité professionnelle et de création de valeur.

Par D. FAYE – dialigue@lequotidien.sn