Seule véritable satisfaction de la campagne américaine des Lions, l’attaquant sénégalais a illuminé le Mondial par son repositionnement axial et ses quatre réalisations, devenant au passage le meilleur buteur de l’histoire du Sénégal en Coupe du monde. Un exploit individuel majuscule, insuffisant pour sauver une sélection trahie par ses failles tactiques contre la Belgique.
Après les critiques, les compliments : s’il y a bien un joueur qui a tenu son rang durant cette Coupe du monde en Amérique, c’est lui. Repositionné dans l’axe de l’attaque pour cette compétition, l’attaquant des Lions a livré des prestations de haute facture, au point de s’imposer sans conteste comme l’homme fort de la sélection sénégalaise. Au-delà de son implication totale, de son engagement de tous les instants et de son précieux abattage défensif, c’est son efficacité qui a permis au Sénégal de s’extraire du Groupe I pour se qualifier en 16es de finale.
Auteur de quatre réalisations lors de ce Mondial, Ismaïla Sarr était sur sa lancée pour bousculer les meilleurs artificiers de la planète, à l’instar de Kylian Mbappé ou Erling Haaland. En faisant trembler les filets à quatre reprises, il entre définitivement dans la légende du football national en devenant le meilleur buteur de l’histoire du Sénégal en Coupe du monde, dépassant le record de l’illustre et regretté Pape Bouba Diop, resté à trois unités.
Une année record brisée par le naufrage collectif
Malheureusement, l’aventure s’arrête brutalement en 16es de finale pour l’ancien pensionnaire de Génération Foot. Ce coup d’arrêt vient entacher une année pourtant historique pour l’attaquant, tout juste sacré vainqueur de la Ligue Conférence avec son club de Premier League, Crystal Palace. Une campagne européenne exceptionnelle qu’il avait survolée en terminant meilleur buteur de la compétition (9 buts) et en décrochant le titre de meilleur joueur de la saison.
Cette dynamique fantastique a finalement été plombée par les choix contestables du sélectionneur Pape Thiaw face à la Belgique (2-3), alors que Sarr avait, une fois de plus, porté le football sénégalais à bout de bras vers les huitièmes de finale. C’est une nouvelle désillusion majeure qui frappe les Lions. Après avoir eu un pied et quatre orteils au tour suivant, l’heure est désormais venue de tirer les enseignements d’un tel fiasco, cruel pour une si belle génération.
