Notre Peuple souverain prendra ses responsabilités, je n’en doute point. Les Sénégalais sont conscients qu’après deux années à la tête du pays, le nouveau régime doit faire face à une situation grave avec une urgence certaine. Les Sénégalais souffrent et ont besoin de solutions face à des problèmes qui augmentent de jour en jour :
• Entreprises qui ferment ;
• Emplois perdus, voire inexistants ;
• Cherté de la vie ;
• Des taxes innombrables ;
• Insécurité galopante ;
• Perdition de nos valeurs ;
• La faim qui s’accentue.
Face à la crise économique et financière, s’il doit s’y ajouter une crise politique, je demanderais au Peuple souverain, aux Sénégalais, de dire non aux politiciens qui sont les seuls responsables de ce qui se passe dans notre pays. Le Sénégal n’est pas que politique. Notre pays est aussi économique, social, etc.
La défense et la protection de nos institutions face aux dérives des partis politiques constituent une priorité, voire même une demande sociale au même titre que l’économie, la sécurité et la santé, entre autres. Ne dit-on pas que les hommes partent et que les institutions restent ?
Je pense que si la solution est de dissoudre l’Assemblée nationale d’ici à six mois pour donner au président de la République les moyens de travailler pour les Sénégalais et les sortir de leurs difficultés quotidiennes chroniques, pour les trois ans qui lui restent dans son quinquennat, je demanderais aux Sénégalais de le faire dans l’intérêt du pays.
Je dis oui et j’encouragerais le président de la République à le faire avec les moyens que la Constitution lui octroie.
Pour rappel, les Sénégalais avaient écouté et entendu les acteurs du pouvoir qui demandaient au Peuple sénégalais une majorité à l’Assemblée nationale lors de sa dissolution, afin de donner au président de la République et à son gouvernement les moyens politiques et autres pour bien gouverner et dérouler sans contrainte leur programme.
La réponse avait été affirmative avec une majorité écrasante.
Les Sénégalais savent faire la différence entre les intérêts des partis politiques et les intérêts du pays. Notre Peuple a une maturité politique plus solide que celle des partis politiques. Il saura faire la différence et, d’ailleurs, ils n’a pas le choix, car pour sauver le Sénégal, c’est une obligation.
Le problème du Sénégal ne doit pas être déplacé vers une crise politique. Il y a eu des querelles au sein d’un parti politique, ce qui n’est pas nouveau au Sénégal. Notre pays a toujours connu des partis au pouvoir qui avaient des conflits en leur sein, avec cette différence que les problèmes restaient et se réglaient au sein de ces partis.
La maturité du Peuple sénégalais n’est plus à démontrer. Nous avons réussi trois alternances entre 2000 et 2024. Notre Peuple sait mettre en avant les intérêts du pays d’abord, avant les intérêts d’un ou plusieurs partis politiques. Les partis politiques doivent être des leviers de solutions, mais ils sont utilisés comme des freins à notre développement.
Nous devons même nous interroger aujourd’hui sur l’utilité des partis politiques pour notre pays, le Sénégal, et des réformes sérieuses doivent être envisagées en ce sens. Le Sénégal mérite mieux et l’urgence réside dans la crise économique, non politique.
Darra dou xew nak jammeu rek incha Allah.
Qu’Allah veille sur notre pays et sur notre population.
Vive le Sénégal
Vive la Médina
Ousmane KANTE
Leader du mouvement
Médina Moma Ñor
