Par Justin GOMIS – Le gouvernement du Sénégal a lancé hier la mobilisation du secteur privé autour des agropoles et des sites industriels. Cette rencontre, organisée à l’endroit du secteur privé, a été une opportunité pour le Premier ministre d’inviter le secteur privé à venir investir au Sénégal. «Je veux réitérer mon appel au secteur privé national et au secteur privé étranger en leur demandant d’aller investir massivement dans les agropoles», a dit Ousmane Sonko, qui présidait le lancement des activités industrielles des agropoles.
Le chef du gouvernement compte ainsi beaucoup sur le secteur privé pour réussir le pari du développement économique du Sénégal. «Nous attendons du secteur privé beaucoup plus que ce que l’Etat peut faire», a-t-il ajouté. Avant de préciser que le privé est mieux placé pour faire ce travail, et qu’il n’a besoin que de l’accompagnement de l’Etat. «L’Etat doit se désengager, encadrer, orienter et accompagner de plus en plus. La vocation de l’Etat n’est pas de faire ce que vous, du secteur privé, pouvez faire, et mieux que lui», a-t-il indiqué.
D’ailleurs, le Pm souligne que l’Etat a consenti des efforts financiers supplémentaires pour accompagner cette initiative. «J’ai remarqué que les agropoles sont très importants. C’est la raison pour laquelle, lors des arbitrages budgétaires de cette année, je leur ai alloué plusieurs dizaines de milliards de francs Cfa», a-t-il informé, tout en montrant l’importance de ces agropoles. L’objectif, poursuit Sonko, c’est d’éviter les retards dans la réalisation et le fonctionnement de ces agropoles. D’où l’utilité, pour lui, d’allouer un budget assez conséquent.
A l’endroit des partenaires financiers, Ousmane Sonko a tenu à les rassurer sur la stabilité politique et institutionnelle du pays. Le Pm précise qu’il n’y a aucun risque à investir au Sénégal, dans la mesure où c’est un pays stable qui offre beaucoup de garantie sécuritaire. A son avis, «aucun pays n’est mieux situé géographiquement que le Sénégal. On est à 7 heures de vol du Golfe, de l’Amérique, de l’Europe et de tout le continent africain. Je ne connais pas de pays mieux situé géographiquement que le Sénégal pour assurer la distribution et être ce hub que nous voulons». A l’en croire, le Sénégal ne manque d’absolument rien. «C’est un pays extrêmement stable et sécure. Je considère qu’au-delà du gaz et, avant même le gaz et le pétrole, le phosphate, le zircon, l’or et toutes les autres ressources naturelles que nous pouvons citer, l’élément le plus important, c’est sa stabilité», a-t-il vanté.
Sonko relève par ailleurs que le Sénégal reste un pays démocratique, et comme «toute démocratie, le débat public est animé, et il est bon qu’il en soit ainsi parce qu’autrement, c’est peut-être par d’autres mécanismes que les problèmes se régleraient». Et d’insister qu’il «n’y aura jamais de problèmes au Sénégal, je veux rassurer tout le monde». Toujours dans sa politique de séduction, le Premier ministre dira qu’il ne voit pas le Sénégal seulement en tant que pays, sur 196 000 km2 terrestres et peut-être 150 000 km2 de territoires maritimes. «Je vois le Sénégal dans un ensemble nommé l’Afrique et dans un sous-ensemble qu’est la Cedeao, qui fait plus de 400 millions de consommateurs, presque 6 millions de km2, avec tout un potentiel», martèle le chef du gouvernement. Avant de faire savoir l’ambition du gouvernement de créer un hub pour que tous les investisseurs puissent voir à partir du Sénégal, le reste de l’Afrique.
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