Le 17 juillet 2025, le gouvernement du Sénégal avait lancé un recrutement exceptionnel de cinq cents (500) Personnels d’enseignement et de recherche (Per) pour les Etablissements publics d’enseignement supérieur (Epes).
Cette mesure historique et salutaire visait, entre autres, à résorber le déficit d’enseignants, mais surtout à renforcer la qualité de l’enseignement supérieur. Ainsi, dans cette optique et conformément à l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Antesri), le Premier ministre, Monsieur Ousmane Sonko, avait instruit aux services concernés que ce recrutement soit basé sur le mérite et la compétence.
Cette alerte prémonitoire du Premier ministre sur l’obligation de respecter la logique de transparence, de mérite et d’excellence académique dans ce recrutement stratégique s’est malheureusement justifiée à l’université du Sine Saloum Elhadj Ibrahima Niass, particulièrement au département de Tourisme, hôtellerie, gastronomie et restauration.
Ce département, dernièrement (recrutement du 06 août 2024) habitué à une opacité et une collusion manifestes dans ses procédures de recrutement, semble rééditer la même pratique à l’occasion du recrutement du 23 décembre 2025. Les biais administratif et institutionnel notés à l’occasion et à la suite de ce processus de recrutement sabordent les efforts unanimement reconnus du gouvernement actuel tout en ternissant l’image de l’Université sénégalaise.
Mais il convient de préciser que cette situation déplorable est l’œuvre d’un groupuscule d’individus mus par d’égoïstes intérêts personnels qui les autorisent impunément à choisir les candidats à convoquer aux entretiens de présélection et ceux à sélectionner et à exclure.
En fait, pour ce cas particulier, cet amateurisme intellectuel est facilité, entre autres, par la nature balbutiante de la recherche dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et la gastronomie, mais surtout l’autonomie non encadrée de l’Université sénégalaise dont profitent de véreux pseudo enseignants -chercheurs qui n’hésitent pas à ériger le népotisme, le copinage et le lobbying en critères de sélection à l’occasion de recrutement de personnels d’enseignement et de recherche.
Mais comme l’environnement de l’enseignement et de la recherche dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration est assez petit, et que presque tout le monde se connaît, cet énième scandale de recrutement ne peut passer inaperçu, d’autant plus qu’il est flagrant, et met en péril la qualité de l’enseignement et de la recherche dans ces secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise.
Compte tenu de tous les enjeux susmentionnés, je me permets, en tant que Sénégalais, d’interpeller le Premier ministre, Monsieur Ousmane Sonko, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Monsieur Daouda Ngom, et le Recteur de l’université du Sine Saloum Elhadj Ibrahima Niass, Monsieur Diégane Diouf, à enquêter sur ce recrutement au département de Tourisme, hôtellerie, gastronomie et restauration de l’Ussein et même l’étendre au département de tourisme de l’Université Iba Der Thiam de Thiès pour plus de transparence.
Last but not least, au moment où ces lignes sont écrites, le jury fantoche du département de Tourisme, hôtellerie, gastronomie et restauration de l’Ussein a terminé son processus de sélection, mais hésite à publier les résultats en raison de nombreux recours déposés par plusieurs candidats qui se sont sentis lésés, volés, méprisés à l’ère du Jub jubbal Jubanti.
Un citoyen sénégalais
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