Fraîchement installé sur le banc de l’Olympique de Marseille, Habib Bèye a tenu sa première conférence de presse, ce jeudi. Ce rendez-vous médiatique intervient à la veille du match contre Brest, prévu ce vendredi (aujourd’hui).

Ancien joueur et capitaine de l’Om, il en est désormais l’entraîneur. Quelques jours après avoir été écarté de son poste à Rennes, Habib Bèye a été nommé, mercredi soir, coach du club marseillais, qu’il doit aider à sortir de la crise et où sa jeune expérience va être mise à l’épreuve.

De 2003 à 2007, Bèye a disputé près de 200 matchs sous le maillot marseillais, en tant que défenseur central ou latéral droit. Il a aussi été capitaine de l’Om et n’a jamais caché son amour pour le club et son ambition de s’asseoir un jour sur ce banc, pourtant si fragile. Le tout nouveau coach s’est présenté devant la presse.

Après avoir été interrogé sur le style «volcanique» du précédent coach, Roberto de Zerbi, Habib Bèye a cité «son père spirituel», pour lequel il a eu une pensée lors de sa signature. «J’ai eu une pensée pour Pape Diouf en signant mon contrat. Il me disait toujours : «Quand le feu brûle à Marseille, il faut le laisser brûler, car il s’éteint tout seul.» C’est un petit peu ce qu’est ce club, il amène dans l’émotion immense, mais parfois il faut résister et rester froid, calme et serein, explique-t-il. Il faut apaiser ce contexte, mais qui restera volcanique quoi qu’il arrive, vous ne pouvez pas changer l’état d’esprit de ce club, et c’est ce qui en fait la beauté.»

Sans vouloir se prononcer sur ses intentions prochaines pour l’équipe, le coach déclare vouloir redonner «la notion de plaisir de jouer à l’Olympique de Marseille et au Vélodrome. Il faut pouvoir vibrer et vivre ce plaisir-là».