L’organisation dénonce l’opacité entourant la gestion du foncier sur le littoral et réclame la transparence totale sur les conclusions de la Commission d’audit mise en place par le gouvernement.
La gestion du littoral et des lotissements dans les régions de Dakar, Thiès et Saint-Louis bascule-t-elle dans l’ombre ? C’est la vive inquiétude soulevée par la section Guédiawaye du Forum civil (antenne de Transparency international) dans une déclaration publiée ce 7 juillet 2026. L’organisation citoyenne pointe du doigt un «rétropédalage» et un manque flagrant de transparence de la part des nouvelles autorités concernant le Plan d’urbanisme de détail (Pud) de Guédiawaye.
L’affaire remonte au décret du 4 juin 2021, par lequel l’ancien Président Macky Sall avait déclassé 150, 58 hectares de la bande des filaos pour y ériger des logements et des équipements collectifs. A l’avènement du nouveau régime, le Premier ministre Ousmane Sonko a instauré, en mai 2024, une Commission ad hoc pour contrôler les occupations du Domaine public maritime (Dpm).
Si le Forum civil salue l’annulation de la partie du Pud comprise entre la Vdn et l’océan, il s’indigne de la rétention de l’information. Bien que le rapport définitif pointant de graves «irrégularités préoccupantes» (environnementales et socioéconomiques) ait été remis au président de la République depuis le 13 août 2024, le document reste introuvable pour les populations impactées.
Pour le coordonnateur de la section, Mame Mor Seck, cette démarche unilatérale constitue «une violation flagrante du droit d’accès à l’information» et contredit les promesses de bonne gouvernance du gouvernement. Face à cette situation, le Forum civil exige sans délai : la publication immédiate et intégrale du rapport de la Commission ad hoc, une transparence totale sur les solutions de régularisation ou d’annulation envisagées, l’ouverture d’un débat public inclusif avec tous les acteurs du littoral.
«Les citoyens ont le droit de savoir comment leurs terres sont gérées», martèle l’organisation. Faute de réaction des autorités, le Forum civil prévient qu’il utilisera toutes les voies légales et les leviers de mobilisation citoyenne pour faire respecter ce droit fondamental.
