Pour renforcer la connectivité rurale et le développement territorial, la Banque mondiale a accordé deux financements additionnels d’un montant total de 180 millions de dollars, soit 103, 4 milliards de francs Cfa, au Sénégal.

Par Dialigué FAYE – 180 millions de dollars, soit environ 103 milliards 410 millions de francs Cfa, c’est le montant total des deux financements additionnels que la Banque mondiale a approuvé en faveur de deux projets du Sénégal. Il s’agit d’un financement additionnel de 140 millions de dollars, approuvé le 14 juillet 2026, pour le Projet de connectivité des zones de production agricoles dans le Nord et le Centre du Sénégal (Pcza) ; l’autre financement additionnel d’un montant de 40 millions de dollars est approuvé le 29 juin 2026 pour le Projet de développement économique de la Casamance (Pdec) dont les interventions s’étendent désormais à la région de Kédougou.

«Mobilisé à travers l’Association internationale de développement (Ida, sigle en anglais) et complété par une contribution de 2 millions de dollars du gouvernement du Sénégal, ce soutien de 140 millions de dollars porte l’investissement total du projet à 470, 8 millions de dollars, au bénéfice direct d’environ 570 000 personnes», indiquent les services de la banque à Dakar, dans un communiqué. Ce financement consolide, selon le document, «les acquis du projet, qui a déjà permis la construction et la mise à niveau de 414 km de routes intégrant une résilience renforcée et l’amélioration de l’accès aux services socio-économiques pour 350 000 personnes. Il étendra ces résultats à deux corridors économiques clés reliant Koussanar à Koumpentoum et Tambacounda à Dianké Makha, où l’agriculture et l’élevage constituent les principales sources d’activité.

En facilitant l’accès aux bassins de production, aux marchés et aux infrastructures communautaires, le projet devrait favoriser de nouvelles opportunités d’emploi et de revenus, en particulier pour les jeunes, les femmes entrepreneuses et les acteurs des chaînes de valeur agricoles. Aligné sur la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de développement 2025-2029, il soutient une croissance territoriale plus inclusive, résiliente et créatrice d’emplois».

Quid du deuxième financement additionnel ? L’institution de Bretton Woods renseigne que ce nouveau soutien, «porte l’investissement total à 85 millions de dollars et bénéficiera à environ 850 000 personnes dans les régions de Casamance et de Kédougou. L’opération s’inscrit dans la continuité des résultats encourageants enregistrés depuis le lancement du projet, notamment l’amélioration de l’accès aux services essentiels pour plus de 433 000 personnes en Casamance. Il permettra désormais d’étendre ces acquis à la région de Kédougou dont les atouts agricoles, miniers et touristiques offrent des perspectives réelles de développement économique local.

Le projet s’articule autour de deux pôles d’intervention complémentaires. Dans le Pôle sud (Casamance), les actions portent sur la réhabilitation de pistes rurales, la modernisation des systèmes d’irrigation et des chaînes de valeur agricoles, ainsi que le renforcement de l’état civil. Dans le Pôle sud-est (Kédougou), le projet investira dans des infrastructures scolaires résilientes, des plans de mobilité rurale et des formations professionnelles certifiées pour les jeunes et les femmes, afin de renforcer leur insertion dans les secteurs porteurs de la région».

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