Dans un long message publié sur X (anciennement Twitter), le Prince Ali ben Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, a accusé Gianni Infantino de chantage, après avoir listé l’inventaire des écueils que peut rencontrer une Fédération «d’un budget minimal». «Depuis des mois, la Fifa refuse de nous aider sur ces questions, mais on m’a fait savoir oralement, pendant la Coupe du monde, qu’un soutien à Infantino aiderait grandement notre Fédération», a écrit en conclusion le dirigeant, à moins d’un an des prochaines élections à la Fifa.
Avant d’arriver à cette conclusion, Ali ben Al Hussein -candidat à la présidence de la Fifa en 2015, soutenu par Michel Platini mais battu par Sepp Blatter- a cité plusieurs points sur lesquels la Jordanie, qualifiée pour sa première Coupe du monde et éliminée en phase de groupes par l’Argentine, l’Algérie et l’Autriche, a pu se sentir abandonnée. «Tous nos supporters n’ont pas obtenu de visa, même s’ils possédaient des billets -dont nous savons également qu’ils ont été vendus à des prix exorbitants», a-t-il indiqué en préambule.
«Deuxièmement, le gouvernement américain nous a imposé des taxes via la Fifa pour notre participation, alors que cet argent devrait revenir aux joueurs et au staff, a-t-il poursuivi. Cela n’a pas été le cas de ceux qui ont joué et établi leur camp de base au Canada et au Mexique. Troisièmement, nous attendons depuis décembre les primes destinées à nos joueurs pour la Coupe arabe au Qatar, qui n’ont toujours pas été versées alors que l’on a atteint la finale.»
Cette déclaration intervient dans un contexte très tendu pour Infantino, lâché et critiqué de toutes parts après sa tentative -infructueuse- de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Plusieurs dirigeants de la Fifa ont ainsi exprimé leur désapprobation de ce projet, à l’image de son numéro 2, Mattias Grafström.
Avec lequipe.fr
