Fatou Diome, pour moi, la bêtise et la fumisterie, c’est de jeter le discrédit sur les valeurs intrinsèques des nations africaines. Nous osons espérer que ton attitude est loin de ressembler à une opération de charme, une façon de te remettre sur la sellette.
La définition que tu as voulu donner à l’homosexualité, brille inéluctablement par sa fausseté. Gordjiguéne veut dire littéralement en wolof : un homme qui se comporte comme une femme. Les hommes efféminés portaient aussi ce pseudo qualificatif. Les sociétés africaines préservaient jalousement cette disparité systémique entre hommes et femmes.
Selon les conceptions communes aux Africains, la virilité était incarnée par le mâle, et la tendresse par la femelle. Même si des écrits ont relaté à un moment donné de l’histoire de l’humanité, des pratiques contre nature en terre de Sodome, cette cité a été anéantie par un châtiment divin pour leur dépravation et leurs mœurs, notamment l’homosexualité et la violence.
Toutes les religions révélées l’ont d’ailleurs enseigné.
Les rapports intimes entre personnes de même sexe étaient inimaginables dans la conscience collective des peuples d’avant.
Les sabars (festival de rythmes traditionnels associés aux danses sensuelles) qui étaient organisés par les travestis, étaient systématiquement interrompus par des jets de pierres des adolescents. C’est vous dire la tolérance zéro qui était appliquée à cette époque contre ces phénomènes.
Ton esprit fertile (que je te concède sans aucun point d’anicroche) devait te pousser à une réflexion plus approfondie dénuée de toute complaisance. La rigueur intellectuelle ne saurait se reposer sur un universalisme de pensée, les peuples présentent des valeurs et croyances identitaires et non identiques. Une réflexion sérieuse et affinée pour garantir son objectivité doit tirer sa source de l’acceptation des croyances et valeurs qui fondent chaque Nation. Autre tentative contraire n’est que radotage puéril.
Mafally NDIAYE
ndiayedalou@gmail.com
