Le débat autour de la réforme de l’article 319 du Code pénal ne peut se réduire à un simple ajustement rédactionnel. Dans un contexte marqué par des affaires fortement médiatisées, toute initiative législative doit être claire et assumée.
Si l’objectif est un durcissement des peines, il doit être juridiquement explicite. A défaut, il ne s’agira que d’une modification technique sans portée réelle.
Or, le Peuple attendait un engagement plus ferme. Dès lors, la question centrale est celle de la criminalisation. Modifier n’est pas criminaliser. Alourdir une peine ne change pas nécessairement la nature juridique d’une infraction.
Par conséquent, si la volonté politique est d’aller au bout de la logique annoncée, la loi doit le refléter explicitement. Sinon, la réforme apparaîtra comme une mesure cosmétique destinée à contenir l’opinion.
Avec une majorité parlementaire solide, l’enjeu n’est pas procédural mais politique : aligner l’acte sur la parole.
En somme, la Nation attend une position claire, assumée et juridiquement incontestable.
Moussa NIANG
Délégué national à la vie politique de Gueum Sa Bopp
