Par Aladji BADJILANG

Elles sont 1590 jeunes femmes issues de 53 Groupements d’intérêt économique (Gie) à mettre en place une société coopérative dans la capitale du Fouladou en décembre 2025, à travers une Assemblée générale de validation. Cette coopérative dénommée «Kawtal rewbé de Kolda» intervient dans un climat de paupérisation avancée des femmes du Fouladou. Ici, l’autonomisation des femmes tarde à se concrétiser, avec surtout un accès difficile à la terre du fait des considérations socioculturelles. Suffisant pour qu’Ofad Nafoore, en partenariat avec la fondation Batonga, vole au secours de cette couche vulnérable. Ces deux organisations ont formé et accompagné ces femmes à la mise en place de cette coopérative avec un Conseil d’administration. Cette société coopérative a pour objectifs d’apporter à ces jeunes femmes tous les services nécessaires au développement dans les meilleures conditions techniques, organisationnelles et financières, mais aussi et surtout assurer la commercialisation groupée des produits par le biais de cette société coopérative qui exploitera les opportunités des marchés nationaux, régionaux et internationaux, en vue de la vente des produits des membres de ces cercles d’affaires. Ofad/Batonga a formé et accompagné les membres-fondatrices dans plusieurs domaines dont la gestion d’une coopérative, la bonne gouvernance, entre autres. La formalisation sous une forme juridique est une étape stratégique pour mutualiser leurs moyens, renforcer leur pouvoir de négociations et sécuriser leurs activités. D’ailleurs, la création de cette société coopérative permet de donner un cadre légal aux opérations des membres, d’améliorer leur crédibilité et de garantir leur durabilité.

Aujourd’hui, ces Gie ont la capacité d’accéder aux opportunités de financements et aux marchés formels.

Pour le fonctionnement immédiat de cette coopérative, chaque Gie verse une part de 30 mille francs, là où les cas individuels donnent chacun 5 mille francs au minimum. Avec un fonds de roulement de 1 million 610 mille francs Cfa, la société coopérative achète des produits à vendre moins chers aux Gie qui y travaillent et procèdent au remboursement. Un bel exemple de solidarité économique entre jeunes femmes du Fouladou qui s’activent dans des activités génératrices de revenus comme le maraîchage, l’élevage, entre autres.

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