La classe politique sénégalaise a ses ordres de priorités, qui diffèrent totalement de ceux de la majorité des citoyens. Le chômage des jeunes, l’insalubrité, les maladies, l’insécurité, les coupures de courant et d’eau… rien de tout cela ne semble les émouvoir. Au contraire, depuis des années, ils se complaisent dans l’invective et la dérision. L’auto-complaisance devenant leur distraction. Ainsi, un moment, on s’amusait de voir d’importants dignitaires de l’Etat traiter leurs adversaires de tous les noms ; mais à la longue, cela n’amuse plus grand monde, car cela démontre tout simplement qu’on peut être directeur de Cabinet ou directeur de grande société d’Etat et n’avoir rien à faire.
Par Sucré-Salé
