Au-delà des grues et échafaudages, c’est aussi une bataille humaine que livre le Comité d’organisation à l’approche des Joj. Volontariat, dispositif sécuritaire et accréditations : Ibrahima Wade et Mamadou Diagna Ndiaye ont détaillé les rouages d’une mobilisation tous azimuts.
Par Malick GAYE – Derrière les chiffres du bâtiment, les Jeux Olympiques de la Jeunesse se préparent aussi dans les têtes et sur le terrain humain. A cent jours de l’ouverture, le Comité d’organisation (Cojoj) a mis en avant, lors de sa dernière sortie devant la presse, l’ampleur de la mobilisation citoyenne suscitée par l’événement, portée notamment par le programme de volontariat Jambaar26.
Près de 23 000 candidatures ont été enregistrées sur la plateforme dédiée pour environ 6000 postes à pourvoir durant la compétition. Une contingence additionnelle de volontaires est également prévue en réserve, pour parer à d’éventuels désistements de dernière minute. Le Coordonnateur général du Cojoj, Ibrahima Wade, a rappelé l’ampleur de l’appareil logistique nécessaire pour encadrer un tel afflux : 25 000 accréditations doivent être délivrées, pour un événement qui devrait rassembler jusqu’à un million de spectateurs.
Sur le volet sécuritaire, souvent scruté à l’approche d’un rendez-vous de cette envergure, Ibrahima Wade a tenu à se montrer précis. Il a indiqué que les Forces de défense et de sécurité, réunies au sein du Conseil national de coordination de la sécurité des Joj, travaillaient «chaque jour» à la mise en place d’un dispositif à la hauteur de l’événement. Sur l’état d’avancement global de l’organisation, le coordonnateur avait résumé, lors d’une précédente rencontre avec la presse, sa philosophie de travail : «On est à jour. Mais nous ne versons pas dans l’autoglorification.»
Le président du Cojoj, Mamadou Diagna Ndiaye, a pour sa part insisté sur la dimension humaine et fédératrice du projet, évoquant un effectif interne du Comité d’organisation appelé à passer de 672 à 755 collaborateurs dans les prochaines semaines, avec une répartition quasi paritaire entre hommes et femmes. Une équipe qu’il présente comme à l’image des Jeux eux-mêmes : jeune, diverse et mobilisée autour d’un objectif commun.
Sur le plan symbolique, la tournée de la flamme olympique de la jeunesse doit constituer l’un des temps forts de la dernière ligne droite. Allumée à Athènes le 10 septembre, elle est attendue au Sénégal le 12 septembre, avant d’entamer un parcours national à travers les 14 régions du pays. De quoi, selon le Cojoj, ancrer l’événement bien au-delà des seules enceintes sportives de Dakar, Diamniadio et Saly.
