La victoire de l’Equipe nationale du Sénégal sur une vaillante et disciplinée équipe du Bénin, le mardi 30 décembre 2025, pousse à la réflexion. En ce sens que ladite victoire force le respect, après l’expulsion du capitaine-courage Kalidou Koulibaly.
De ce point de vue, et en ce qui me concerne, je félicite toute l’équipe pour son abnégation sur le terrain, son talent et sa solidarité. Il en est de même quant aux staffs technique, administratif et financier. Mais surtout, je rends grâce à Dieu, puisque seule la foi dans l’unité peut dépasser cette joie éphémère. En ce sens, il ne s’agit que d’une première étape. D’une étape que viennent de franchir «Les Lions» du Sénégal, à l’image d’autres équipes, dans la solidarité absolue. Que sous ce regard, la compétition continue ; et elle est longue voire même pleine d’embûches.
Dans un tel contexte, la foi, dis-je, est le point focal de tout être sur terre : qu’il soit musulman, catholique, protestant, animiste ou de religions non révélées par Le-Tout-Puissant. Que donc, sans la foi, toute victoire devient banale. Elle peut même être dévalorisée à cause d’une méchanceté inouïe… d’une jalousie tenace et maladive.
A cet effet, je félicite également toutes les équipes rivales dont la mission s’arrête dès le premier tour. Elles ont permis de relever la dimension de la compétition et l’envergure de tout un continent… banalisé par certains esprits dominants, à la tête du football mondial, et qui ont une mainmise sur les dirigeants africains.
Autrement dit, les peuples divisés des Afriques doivent pouvoir se ressaisir dans la foi, puisqu’il ne sert à rien de croire en Dieu sans cette foi inébranlable, à la base de toute vie humaine. Parce que sans ladite foi, l’être humain défie Dieu dans sa dynamique de partage comme dans toutes ses décisions irréversibles. Parce que sans la bonne foi, l’être humain devient indigne et est prêt à toutes sortes de bassesses pour arriver à ses fins, de manière pitoyable et déloyale… sans effort et dans la triche.
En raison que si le football est une passion, il ne doit point pousser à la déraison ou à des actes dont les projets sont irréalisables, voire impossibles. Que le football dans sa quintessence suppose des efforts, des sacrifices, une hygiène de vie solide, l’écoute et une robustesse dans l’unité. Pour cette raison simple : l’Afrique doit pouvoir s’unir dans un panafricanisme de vérité, et en toute solidarité. Que de tout temps, les Afriques s’imposent et se perpétuent dans des mises en scène lugubres et des pamphlets… dans la division.
Attendu dès lors que la Coupe des peuples des Afriques dans sa phase éliminatoire doit pouvoir s’illustrer dans la justesse par un bon arbitrage jusqu’à la finale. Ces hommes ou femmes désignées se doivent , dans leur mission, faire démonstration de sagesse en toute bonne foi, dans toutes leurs résolutions prises sur le terrain… le Var y compris. Parce que, pour chaque match qui sera joué dans l’adversité par des acteurs opposés, il en va de l’élimination d’une équipe qui représente toute une Nation. Une phase éliminatoire donc, qui rend les enjeux considérables, et qui oblige toute équipe perdante, à devoir rentrer à la maison, sans pour autant verser dans une vive hostilité.
Attendu que la fidélité pour l’arbitre-témoin est qu’il puisse remplir ses engagements en toute dignité. Il devient une garantie pour tout un continent : une façon indiscutable de respecter et de faire respecter son sifflet… et de convaincre du fait de la confiance placée en lui. Il ne peut se comporter en un existentialiste, par des attitudes sournoises, dans le seul but de détourner la vérité.
Somme toute, il s’agit de sport et de fête. Mais de manière égale, il s’agit de la plus grande compétition africaine organisée dans un continent qui a longtemps été enchaîné et privé de liberté. L’essentiel, comme le disait Coubertin, est de pouvoir participer, pour les équipes nationales qui en eu la chance. Seulement, il faut prendre des décisions énergiques qui ne soient pas contre les maux graves et dangereux.
Avec attachement, je reste à côté de mon équipe , très proche d’elle et non derrière elle ; je l’accompagnerai jusqu’au bout. Et enfin, que la meilleure équipe africaine gagne !
Ibrahima Khalil MENDY
Sg Syntips/Cnts et President
du Mouvement des permanents
