Le Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) a procédé à la clôture de la première phase de formation de la 48e promotion de son cycle diplômant. Il s’agit de 30 auditeurs originaires des 8 Etats membres de l’Uemoa, mais également de la République de Guinée, de la Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Rwanda, de Djibouti et de l’Union des Comores, qui ont réussi cette 1ère phase du Master en finance et gestion bancaire après neuf mois d’activités pédagogiques «intenses».
Par Dialigué FAYE – Après neuf mois d’activités pédagogiques, la 48e promotion du cycle diplômant du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) a bouclé la 1ère phase avec succès. Originaires des 8 Etats de l’Uemoa, mais également de la République de Guinée, de la Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Rwanda, de Djibouti et de l’Union des Comores, les 30 auditeurs de ce «contingent» ont reçu leur attestation samedi, des mains du vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).
Pendant les neuf mois constituant la 1ère étape, ils ont bénéficié d’enseignements théoriques dans différents domaines, notamment «la macroéconomie monétaire et financière, les finances publiques et la gestion de la dette, la finance de marché, les techniques et pratiques bancaires, ainsi que les techniques quantitatives». Mais au-delà des connaissances techniques et méthodologiques acquises durant cette période au Cofeb, indique le vice-gouverneur de la Bceao, «la formation avait pour ambition de renforcer les qualités humaines et professionnelles des auditeurs, indispensables à l’exercice de hautes responsabilités. Il s’agit notamment de la rigueur, de la discipline, de la détermination, du sens des responsabilités, de l’intégrité, de la solidarité et de l’éthique dans la gestion des affaires publiques».
Ces qualités dont plusieurs font écho aux valeurs cardinales de la Banque centrale, dira Rogatien Poda aux récipiendaires, «doivent demeurer les boussoles de votre parcours professionnel au sein de vos administrations, institutions et établissements respectifs. Car les savoirs n’ont véritablement de sens que lorsqu’ils permettent d’agir utilement, de créer de la valeur ajoutée et de contribuer concrètement au progrès économique et social. Vous représentez désormais une génération de cadres formés pour servir dans un environnement local, régional et international en constante mutation, où les défis économiques, monétaires, financiers, technologiques et sociaux sont de plus en plus interdépendants». Face à ces réalités, il les invite «à faire preuve d’ouverture d’esprit, d’initiative et d’innovation. Et de n’avoir pas peur de porter le changement, de proposer des solutions adaptées à nos réalités et d’anticiper les transformations qui façonneront les économies africaines de demain».
Après ces neuf mois, cette nouvelle cohorte de diplômés du Cofeb devra entamer la seconde phase de la formation, consacrée aux stages pratiques et à la rédaction des mémoires de fin de cycle. A cet égard, Pr Babacar Sène, porte-parole des enseignants du Cofeb, les a exhortés à poursuivre leurs efforts avec la même rigueur et la même détermination, afin d’obtenir leur diplôme de Master en finance et gestion bancaire.
Pour rappel, la formation diplômante constitue l’une des principales composantes de l’offre de formation de ce centre de formation et de recherche de la Bceao. Elle traduit, selon la Direction générale dudit centre, «l’engagement constant de la Bceao à renforcer les capacités des administrations publiques et du système financier de l’Union. Elle permet ainsi de doter ces institutions de cadres hautement qualifiés, capables de relever les défis d’un environnement économique et financier en perpétuelle évolution.
Depuis sa création, le Cofeb a formé, à travers les quarante-sept promotions qui s’y sont succédé, près de 1850 diplômés. Ceux-ci proviennent des huit Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mais également de la République de Guinée, de la Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Rwanda, de Djibouti et de l’Union des Comores».
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