Par Justin GOMIS – L’Union nationale des coopératives d’exploitants forestiers du Sénégal (Uncefs) a procédé au renouvellement de ses instances dirigeantes. A l’issue des travaux qui ont réuni environ 60 délégués, Babou Khady Dieng a été porté à la tête de cette organisation. Dans ses tout nouveaux habits, le président de l’Uncefs a décliné ses ambitions. «Nous avons pour mission de protéger les forêts pour permettre un développement économique du pays. Nous voulons ainsi mettre l’accent sur le reboisement, unir les coopératives, offrir des formations pour renforcer les capacités de nos membres. Nous envisageons aussi de procéder à des réformes au sein de l’union pour rompre avec les vieilles pratiques ; aider les membres de l’union à avoir accès aux financements, à la formation, ainsi qu’à des soins de qualité en cas de besoin», a-t-il promis à la fin des travaux qui ont porté notamment sur une concertation autour de la mise en place du nouveau bureau, la validation et l’installation officielle des nouvelles instances dirigeantes de l’Uncefs, et les orientations stratégiques pour une gestion durable et inclusive des ressources forestières au Sénégal.

Mais l’Assemblée générale a débuté avec beaucoup de retard. Prévue pour 10 heures, elle a finalement démarré après 12 heures. Cela, à cause d’une altercation. En fait, des gens qui se réclament de l’union voulaient prendre part à l’Ag de renouvellement. Une volonté qui s’est heurtée au refus des mandataires qui les ont privés de l’accès à la salle du fait, selon ces derniers, qu’ils ne font pas partie du processus. Une pilule difficile à avaler : il s’en est suivi des échanges très houleux entre les deux parties. Les mots ont volé bas. Ces gens «indésirables» à l’Assemblée générale de renouvellement des instances dirigeantes de l’Uncefs versaient dans l’invective, au moment où leurs camarades gardaient leur calme. Ils ont reproché à leurs collègues une mauvaise gestion depuis qu’ils assurent l’intérim, après la mort de l’ancien président. L’ambiance est devenue très électrique. Pour rétablir l’ordre, il été fait appel aux gendarmes, qui ont fait sortir des lieux les envahisseurs.

D’après le directeur de Cabinet du ministre-Secrétaire général aux Coopératives et à l’encadrement paysan auprès du ministère de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage, il s’agit d’acteurs qui croient être écartés du processus du renouvellement du bureau. Djibril Diop précise que ce processus de renouvellement a été lancé depuis le 27 octobre 2025. «Nous avons envoyé des circulaires au niveau de chaque région. Nous avons demandé à toutes les coopératives régionales de procéder au renouvellement et ensuite d’élire leur bureau régional. C’est après élection du bureau régional qu’ils pourront venir au niveau national. Tous les procès-verbaux que nous avons reçus de la part des gouverneurs indiquent ceux qui doivent participer au renouvellement», a-t-il expliqué.

A son avis, ces derniers ne pouvaient pas faire partie du renouvellement en ce sens qu’ils ne font pas partie du processus. «Tous ceux qui ne sont pas élus au niveau régional ne pouvaient pas prendre part à l’Assemblée générale de renouvellement. Mais, s’ils estiment qu’ils ont été lésés, ils peuvent saisir la Justice. Nous avons respecté les chartes de l’Ohada et les textes qui régissent l’union», a-t-il soutenu, tout en restant convaincu qu’ils n’ont rien à se reprocher.

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