L’évolution des principaux indicateurs du marché du travail par rapport au premier trimestre de l’année précédente traduit un regain du taux d’activité accompagné d’une hausse du chômage et de la proportion de jeunes Neet, c’est-à-dire les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ne sont Ni en emploi, ni en éducation, ni en formation durant la période de référence.
Par Dialigué FAYE – Pour le premier trimestre de l’année 2026, le taux de chômage (élargi) est estimé à 22, 9% et est en hausse de 1, 2 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025, où le taux était estimé à 21, 7%. C’est du moins ce qui ressort de l’Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal (Enes) au premier trimestre 2026 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Laquelle précise que «le taux est plus élevé en milieu rural, où il représente 32%, qu’en zone urbaine, qui se retrouve avec un pourcentage de 17, 4%. Selon la tranche d’âge, il est nettement plus élevé chez les jeunes, 28, 4% contre 16, 8% chez les adultes. Suivant le sexe, les femmes sont plus touchées par le chômage, quels que soient le groupe d’âge et le milieu de résidence. Par ailleurs, le taux de chômage, au sens strict du Bit, est ressorti à 5, 1% au trimestre sous revue.
Au sens du Bureau international du travail, explique-t-on, «les chômeurs comprennent toutes les personnes en âge de travailler qui, au cours de la période de référence, ont été sans travail, disponibles pour travailler dans une période de deux semaines et ont recherché un travail sur la période des quatre semaines ayant précédé la date de collecte». S’agissant des jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ne sont Ni en emploi, ni en éducation, ni en formation durant la période de référence, appelés «jeunes Neet», «la proportion est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain.
En effet, elle s’est établie à 47, 4% en milieu rural contre 25, 0% en milieu urbain. Selon le sexe, la proportion de jeunes Neet chez les femmes est de plus de quinze points supérieure à celle des hommes, soit 41, 8% contre 25, 0%. En glissement annuel, le pourcentage de jeunes Neet a progressé de 0, 6 point de pourcentage par rapport à la même période en 2025, où il était estimé à 33, 5%».
Baisse du niveau d’emploi
Le niveau d’emploi est estimé à travers le taux d’emploi, qui mesure la part des personnes en emploi parmi celles en âge de travailler. Il est, selon l’Ansd, «ressorti à 40, 2% au trimestre sous revue, soit une baisse de 0, 2 point de pourcentage par rapport au premier trimestre de l’année 2025 (40, 4%). Globalement, le niveau d’emploi est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural, avec des taux respectifs de 46, 2% et de 31%. En outre, le taux d’emploi est plus élevé chez les adultes, avec un taux de 56, 7%, que chez les jeunes, 29, 9%. De même, il est plus élevé chez les hommes, et ce, quel que soit le groupe d’âge considéré (jeunes ou adultes)».
Concernant l’emploi salarié, sa part, dans le total des emplois, est estimée à «43, 5% au premier trimestre de l’année 2026, soit 1, 9 point de pourcentage de plus par rapport à la même période de l’année 2025 où le taux était de 41,6%. Le niveau d’emploi salarié varie selon le sexe, le milieu de résidence et le groupe d’âge. La proportion d’emploi salarié est plus élevée chez les hommes que chez les femmes, aussi bien au niveau global, 49, 1% contre 35%, que dans chaque milieu de résidence, 55% contre 38, 5% en milieu urbain et 37, 7% contre 24, 9% en milieu rural. Cette situation de proportions plus élevées pour les hommes prévaut également selon le groupe d’âge : chez les adultes, 43, 9% pour les hommes contre 22, 9% pour les femmes et chez les jeunes, 54, 9% contre 50, 4%.
A l’inverse du constat sur le taux d’emploi, la proportion d’emplois salariés est plus élevée chez les jeunes, 53, 2%, que chez les adultes, 35, 2%. Par ailleurs, l’emploi salarié représente 47, 9% des emplois en milieu urbain et un emploi sur trois en zone rurale, 33, 3%».
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